La délégation de l'Union européenne (UE) au Gabon - qui assure également la représentation diplomatique de l'UE à Sao Tomé-et-Príncipe, en Guinée équatoriale et auprès de la Communauté économique des États de l'Afrique Centrale- a réitéré sa demande auprès des autorités gabonaises pour ouvrir une «enquête indépendante» sur les violences post-électorales qui ont entaché le pays en août et septembre 2016.
Le gouvernement gabonais a fait état de trois personnes décédées lors de ces violences. Une partie de l'opposition et de la société civile affirme avoir identifié une trentaine de morts, et que certaines personnes sont aujourd'hui toujours à la recherche de leurs proches disparus.
En décembre dernier, une Mission d'observation électorale (MOE) de l'Union européenne avait conclu que le scrutin présidentiel d'août 2016, remporté par le président sortant Ali Bongo face à l'opposant Jean Ping, avait été entaché «d'anomalies» qui «mettent en question l'intégrité du processus de consolidation des résultats et du résultat final de l'élection».
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Pour rappel, la délégation européenne au Gabon est engagée depuis début octobre dans un «dialogue politique intensifié» (DPI) avec Libreville afin de faire le point sur les relations entre le pays et l'UE. Après avoir porté sur les «réformes électorales», le dialogue se poursuit avec les questions des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
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