« Pays de merde »: excuses de Trump attendues lors de sa rencontre avec Paul Kagamé

Trump-Kagame
LTA

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Paradoxal le lieu choisi pour réchauffer les relations entre l'Afrique et les Etats-Unis. Ce sont sur les hauteurs enneigées des Alpes suisses que le président américain compte déployer une opération de réchauffement des relations américano-africaines.
A Davos, en marge du Forum économique mondial, le 45e président américain a libéré une partie de son agenda pour une rencontre avec le président rwandais Paul Kagamé, seul chef d'Etat africain qu'il veut rencontrer en marge de cette réunion économique annuelle.
Le tête-à-tête entre les deux chefs d'Etat aura lieu ce vendredi 26 janvier en Suisse au moment même où Paul Kagamé s'apprête à prendre le relais de la présidence exécutive de l'Union africaine(UA) des mains d'Alpha Condé, lors du 30e Sommet de l'organisation continentale. Qu'est-ce qui devrait ressortir du face-à-face entre Kagamé et Trump ?
Des échanges cordiaux et généraux sans doute. Mais la question la plus attendue est celle des propos polémiques prêtés au président américain qui aurait qualifié les pays africains, Haïti et le Salvador, de «pays de merde» lors d'une réunion à la Maison-Blanche consacrée à l'immigration. Des propos qui ont motivé la convocation de plusieurs ambassadeurs américains accrédités en terre africaine et un communiqué de condamnation de l'UA.
Sur le Continent, l'on compte sur le tempérament d'un Kagamé toujours droit dans ses souliers lorsqu'il s'agit de défendre l'image de l'Afrique, pour exiger au moins des explications, au plus des excuses (publiques ?) de Donald Trump pour ses propos insultants. La question ne pourrait pas ne pas être abordée, quelle que soit la durée de l'entretien. Pour autant, cette rencontre avec le futur président de l'UA écarte définitivement les rumeurs d'une présence du milliardaire-président à la tribune du Sommet de l'organisation, les 28 et 29 janvier à Addis-Abeba.
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A l'analyse, en sa qualité de futur président en exercice de l'Union africaine, Paul Kagamé devrait pousser quelques dossiers africains pour une réaffirmation des relations entre l'Afrique et les Etats-Unis. Dans le lot, l'interdiction de voyager en territoire américain pour les ressortissants du Tchad, épineuse question que les ambassadeurs africains ont du mal à faire prospérer auprès des autorités américaines.
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Tout comme le dossier du Soudan, toujours sur la liste des «Etats-parias» qui n'en font pas assez pour la coopération antiterroriste, les dossiers sécuritaires sur la présence militaire américaine en Afrique et ceux économiques devront aussi être à l'ordre. Mais en politicien madré, le président rwandais fera aussi avancer, comme pour sa rencontre avec Benjamin Netanyahu prévue lors du même sommet, des dossiers qui intéressent son pays pour renforcer l'axe Kigali-Washington. Peut-être que cet axe est la meilleure porte d'entrée pour entamer le renouvellement des relations avec l'Afrique.
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