Le Cap-Vert ratifie enfin l'accord de défense et de sécurité avec les Etats-Unis

Cap vert Etats Unis armées
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Il aura fallu un an au Cap-Vert pour enfin voir la concrétisation de l'Accord sur le statut des forces (ASF) signé avec les Etats-Unis depuis le 25 septembre 2017. Le chef de l'Etat cap-verdien, Jorge Carlos Fonseca, a annoncé mercredi dernier, avoir entériné l'accord, indiquant qu'une clause de l'ASF «susciterait probablement une controverse : la reconnaissance d'une position de transfert de compétence pénale à la contrepartie pour tout acte illégal commis par ses agents sur le territoire cap-verdien».
Le président a expliqué qu'il n'avait pas vu dans l'ASF aucune «question» qui «susciterait de sérieux doutes quant à sa constitutionnalité».
Approuvé le 29 juin 2017 au Parlement après des négociations marathoniennes qui ont duré plus de huit ans, l'accord avait été signé le 25 septembre de la même année à Washington par le Premier ministre du Cap-Vert, Ulisses Correia e Silva, lors de sa première visite officielle aux Etats-Unis.
L'ASF établit un cadre de partenariat et de coopération applicable au personnel et aux contractants américains à titre temporaire au Cap-Vert, dans le cadre de visites de navires, de formations, d'exercices, etc. Le texte accorde en effet aux militaires américains les mêmes privilèges, exemptions et immunités que ceux auxquels a droit le personnel administratif et technique des missions diplomatiques. Il prévoit en retour la renonciation à « toute réclamation » en cas de dommage, de perte ou de destruction de biens, de blessures ou de décès de membre des forces armées ou du personnel civil dans l'exercice de leurs fonctions officielles.
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Cet accord n'est pas accepté de tous les Cap-verdiens. Alors que le camp présidentiel le défend, dans l'opposition, l'on estime que le Cap-Vert, par cet accord, perd une partie de sa souveraineté. Janira Almada, dirigeante du Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert (PAICV), le plus grand parti d'opposition cap-verdienne, a réagi à cet accord en évoquant l'inconstitutionnalité de certaines normes et en défendant la nécessité de préserver la souveraineté.
Du côté du gouvernement, Luis Filipe Tavares, ministre cap-verdien des Affaires étrangères, a quant à lui insisté sur le fait que l'accord n'était pas inconstitutionnel.