Tchad: 250 rebelles capturés après les frappes françaises contre l’UFR

Armée française avion de chasse mirage militaires air force
Reuters

Armée française avion de chasse mirage militaires air force
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C'est un bilan sur lequel les autorités tchadiennes ne se sont pas privées de fanfaronner. Les manœuvres de l'opération militaire franco-tchadienne, consistant entre le 3 et le 6 février en une série de sommations et de bombardements par des avions de chasse français, ont permis de capturer 250 rebelles de l'UFR, dont 4 de leurs chefs, présentés dans un communiqué comme des «terroristes».
Dans son communiqué-bilan « exhaustif», l'état-major tchadien rappelle que « côtés forces de Défense et de sécurité, aucune perte en vie humaine et matériels [n'a été] enregistrée» après les frappes militaires françaises sur demande du Tchad.
Côte rebelles, le bilan fait état de « plus d'un quarantaine de véhicules tout terrain détruits», « 18 véhicules récupérés», «250 terroristes capturés dont quatre chefs principaux», d'une « centaine d'armes légères saisies» et de « plusieurs documents compromettants » retrouvés sur place.
Pour étayer ses propos, une équipe de la télévision d'Etat tchadienne, la seule à se rendre sur place, a diffusé les images d'épaves de véhicules calcinés et des armes saisies. Le ratissage se poursuit dans la vaste zone désertique et montagneuse située entre le Tibesti et l'Ennedi (dans l'extrême nord du pays).
C'est justement dans cette zone que le 3 février dernier, des Mirage 2000 français ont procédé à des manœuvres d'intimidation avant de procéder à des tirs sur une colonne de rebelles de l'UFR à bord de pickups en provenance de Libye. Mais les bombardements n'avaient pas, semble-t-il, stoppé la progression de la colonne. Des nouvelles frappes ont eu lieu entre le 5 et le 6 février derniers. On parle au total d'une vingtaine de bombes de précision larguées sur ces rebelles qui ont failli renverser en 2008, le pouvoir d'Idriss Deby.
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Aujourd'hui, le bilan livré par l'état-major tchadien, se garde bien de mentionner des pertes en vies humaines dans les pickups dits «détruits». Le communiqué ne mentionne pas non plus si des civils ont perdu la vie ou ont été blessés dans l'opération militaire. A N'Djamena, Paris, les opinions publiques, les institutions s'interrogent pour être édifiées sur les motifs, le cadre légal et la pertinence de l'intervention. Le Sénat français a demandé une audition en commission de Florence Parly, la ministre française des Armées. Les réponses pourraient venir de là.
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