Gambie : la police découvre une fosse commune dans la caserne militaire de Yundum
Sylvain Vidzraku

Yahya Jammeh
Reuters
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Yahya Jammeh
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Un peu plus d'un mois après avoir eu des témoignages édifiants sur le présumé coup d'Etat manqué du 11 novembre 1994, la Gambie vient de faire une macabre découverte qui permettrait de confirmer les versions des témoins et étoffer le dossier.
Ce mercredi 17 avril, une équipe d'experts médico-légaux de la police gambienne en collaboration avec la Commission Vérité et réconciliation et réparations (TRRC), a découvert une fosse commune dans la caserne militaire de Yundum à 16 km au sud de Banjul. Selon les autorités du pays, la fosse contient 7 corps. L'équipe d'experts médico-légaux a indiqué avoir déterré des crânes, des os, un anneau, des tenues de militaires, des sous-vêtements ainsi que des fils qui auraient été utilisés pour attacher les victimes. Cette découverte assure-t-on, va faire avancer le travail de la TRRC.
En effet, elle intervient seulement quelques semaines après que des sources ont affirmé devant la Commission que 11 militaires accusés de mutinerie avaient été exécutés dans une forêt avant que leurs corps ne soient transportés à la caserne de Yundum pour leur enterrement. Il s'agirait des victimes du présumé contrecoup d'Etat manqué du 11 novembre 1994 visant à renverser la junte militaire dirigée par Yahya Jammeh qui avait fait son coup d'Etat 4 mois plutôt.
Même si les identités des corps n'ont pas été confirmées, déjà pour plusieurs Gambiens, ces corps découverts sont entre autres, ceux des lieutenants Basiru Barrow, Abdoulie Dot Faal et Gibril Saye. Suite à l'annonce de la découverte, les familles des victimes ont fait le déplacement pour voir les ossements sortis par l'équipe des experts médico-légaux de la Commission.
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Cette fosse n'est peut-être pas la dernière découverte par la Police gambienne. Selon l'expert médico-légal en chef de la TRRC, Thomas R. J. Gomez, dans les semaines à venir, deux autres fausses communes à l'intérieur de la caserne seront ouvertes. Selon lui, l'équipe a mis deux semaines pour identifier cette première fosse commune et déterrer les corps. Autant dire que les prochaines semaines ou mois s'annoncent difficile pour les familles des victimes.
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Sylvain Vidzraku
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