• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Politique - La Tribune Afrique

Maroc : le roi en fer de lance de la diplomatie

Marie-France Réveillard

Publié le 29 juillet 2019 à 05:00 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 03:33

En 2016, Mohammed VI effectue une visite officielle en Chine qui sera couronnée par la signature d’un partenariat stratégique entre le Maroc et la Chine. Ici, le roi du Maroc et le président chinois Xi Jinping, le 11 mai 2016, à l’issue de la cérémonie de signature d’accords de coopération.

En 2016, Mohammed VI effectue une visite officielle en Chine qui sera couronnée par la signature d’un partenariat stratégique entre le Maroc et la Chine. Ici, le roi du Maroc et le président chinois Xi Jinping, le 11 mai 2016, à l’issue de la cérémonie...

Reuters

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Conforter son alliance avec ses partenaires historiques, concrétiser son orientation africaine assumée et s'ouvrir sur les nouvelles puissances émergentes, telles sont les lignes directrices d'une diplomatie marocaine dont les orientations épousent les contours des grands dossiers internationaux telles la lutte contre le terrorisme et une gestion plus humaine des migrations. Pour ce faire, la diplomatie marocaine dispose d'un atout de choix : le roi Mohammed VI.

Le roi Mohammed VI manœuvre entre ouverture géostratégique et realpolitik dans un monde désormais globalisé. Au niveau régional, le roi a renforcé ses relations avec les pays du Golfe à travers son soutien à la coalition saoudienne au Yémen en 2016 notamment, ou via sa participation à la coalition saoudienne de lutte contre le terrorisme.

Par ailleurs, le royaume a reçu près de 5 milliards de dollars du Koweït, des EAU, de l'Arabie Saoudite et du Qatar entre 2012 et 2016, et 11 accords économiques ont été signés par la Haute commission mixte bilatérale, en mars 2018. Fin stratège, le roi est de «tous les projets d'intégration, au moment où l'idée d'une Union pour la méditerranée est relancée», constate Emmanuel Dupuy, consultant sur les questions de défense et de sécurité et président de l'Institut Prospective et Sécurité Europe (IPSE). Le Maroc, bénéficiant de l'inconditionnel appui de Paris, a obtenu en 2008, un statut avancé auprès de l'Union européenne (UE) alors sous présidence française, qui lui permet d'accéder à un marché de 500 millions de consommateurs potentiels.

«Le Maroc est un arbre dont les racines sont ancrées en Afrique, mais qui respire par ses feuilles en Europe», déclarait feu Hassan II en 1986. Un adage suivi par Mohammed VI, selon une logique verticale de partenariat euro-africain, fondé sur sa géographie (Tanger est située à 14 km des côtes espagnoles) et sur une relation historique datée du XVe siècle. «Quelque soit le gouvernement, la France a toujours soutenu le Maroc», souligne Charles Saint Prot, directeur de l'Observatoire d'études géopolitiques et auteur de Mohammed VI ou la monarchie visionnaire.

L'UE est le 1er partenaire commercial du royaume (l'Espagne en tête) et les exportations marocaines vers l'hexagone ont augmenté de 52% entre 2012 et 2017. Le Maroc demeure la première destination des investisseurs français en Afrique et le premier bénéficiaire de l'Agence française de développement (AFD) avec 1,5 milliard d'euros reçu entre 2013 et 2017.

Une relation à géométrie variable avec Washington

Après les attentats du 11 septembre 2001, «les relations bilatérales ont laissé place au Grand Moyen-Orient de George W Bush, intégrant une quarantaine de pays de Casablanca à Karachi, sous un prisme arabo-musulman [...] Le Maroc s'est vite imposé comme le partenaire régional le plus solide de l'OTAN», explique Emmanuel Dupuy.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Dès lors, les Etats-Unis ont multiplié les collaborations bilatérales: achat de matériel militaire (F-16 préférés aux rafales), formations de GI's dans la Nation Defense University et participation du Maroc à des coalitions internationales : soutien à l'intervention US en Afghanistan en 2001 et à la mission de stabilisation en Irak en 2003-2004... La visite du ministre marocain des Affaires étrangères aux États-Unis en septembre 2018 et sa rencontre avec le Secrétaire d'État américain en mai 2018, où il a réaffirmé l'opposition du Maroc à l'Iran, (accusé d'armer le Front Polisario via le Hezbollah), témoignent de la vitalité des relations diplomatiques entre Rabat et Washington. «Les Marocains ont conscience qu'ils peuvent être aidés par les Américains sur la question du Sahara sans s'illusionner sur la permanence de leur amitié. Sous Obama, ça s'est mal passé», constate Charles Saint-Prot. «Il s'est rapproché de l'Iran au détriment des pays arabes et il a présenté des résolutions désastreuses à l'ONU, qui n'ont pas abouti grâce à la menace du veto de la France... Il a soutenu l'émissaire algérien auprès du Secrétaire général de l'ONU sur le dossier du Sahara (...) sans parler de la Tunisie, du Yémen et de l'Egypte!», poursuit-il.

Toutefois, durant la période 2006-2017, le commerce bilatéral a plus que triplé, passant de 11,7 à 39,7 milliards de dirhams, grâce à l'accord de libre-échange signé en 2006 (ALE). L'intérêt économique de l'administration Obama pour l'Afrique a favorisé un rapprochement avec le Maroc qui, avec un PIB supérieur à 100 milliards de dollars, s'est imposé comme un acteur capable d'accueillir une partie les potentiels investissements américains...

Mohammed VI face aux nouveaux paradigmes géopolitiques

Alors qu'Hassan II avait assisté à la chute du communisme et au retour du multilatéralisme, son fils poursuit aujourd'hui sa logique d'ouverture, à travers une diplomatie tous azimuts. «La géopolitique n'intègre plus seulement la sécurité ou la politique, mais aussi l'économie, qui exige davantage d'imagination et en cela, Mohammed VI a bien réussi», selon Charles Saint-Prot qui souligne d'autre part un rapprochement «vers la Chine, l'Inde et la majeure partie des pays d'Amérique latine comme le Chili, l'Argentine ou la Colombie».

Il précise par ailleurs que «Trump a saisi l'enjeu commercial du Maroc, aux prises avec une concurrence européenne et chinoise accrue. Tanger-Med': c'est 2 milliards de dirhams d'investissements chinois et 100 000 emplois à la clé! De plus, le Maroc accueille favorablement le retour de la Russie», comme en témoignent les déplacements du roi à Moscou en 2016 ou celui de Serguei Lavrov au Maroc en janvier 2019, en vue d'un accord de libre-échange entre les deux pays. Au niveau des défis que doit relever le roi: les migrations et la menace terroriste représentent les 2 faces de la même pièce, érigées sur les bases d'un «mal-développement» régional qui traverse les frontières du Maghreb jusqu'aux profondeurs subsahariennes.

En 2018, 25 101 personnes ont rejoint l'Espagne via le Maroc, selon l'OIM. En 2017, le roi annonçait la régularisation de 25 000 demandeurs d'asile ; en 2018, le Maroc coprésidait avec l'Allemagne, le Forum mondial sur la migration et le développement (GFMD) et accueillait la conférence du «Pacte de Marrakech». Peu à peu, le roi a intégré les migrations au cœur de la stratégie centrale du Maroc.

Enfin, frappé par des attentats terroristes à Casablanca (2003) et à Marrakech (2011 et 2017), le Maroc a perfectionné son système de renseignement et s'est doté d'un bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ), «une sorte de FBI marocain qui a démantelé près de 400 cellules terroristes, déjoué près de 40 attentats depuis février 2015, et qui s'intéresse aussi aux financements et au cyber-terrorisme», rapporte Emmanuel Dupuy.

À lire également

  • Investissements : ces champions africains venus du Maroc
  • Maroc : deux décennies d'investissement, l'inclusivité à l'horizon
  • Maroc : le leadership monarchique de « l'islam du juste milieu »
  • Digital au Maroc : la belle histoire des vingt dernières années... et des vingt prochaines

Le Maroc a également rejoint le G4 (coopération pour l'échange d'informations entre le Portugal, l'Espagne, la France et le Maroc) et a intégré le «plan transsaharien des Etats-Unis, auxquels le pays accorde par ailleurs, des facilités portuaires à Kénitra», précise le président de l'IPSE (7 000 GI's sont actuellement répartis dans 35 pays d'Afrique, dont 4500 à Djibouti). En première ligne dans la lutte contre les extrémismes violents, le Maroc du roi Mohammed VI s'est imposé ces vingt dernières années, comme un partenaire régional majeur, relayé par une diplomatie culturelle intensive sur fond de leadership africain retrouvé.

Marie-France Réveillard

Sur le même sujet

Premier producteur mondial de cacao avec près de 45% de la production planétaire, la Côte d'Ivoire est la première économie de l'Union économique et monétaire d'Afrique de l'Ouest.

En Côte d’Ivoire, l’économie peut-elle supporter le coup politique ?

Economie « star » en Afrique subsaharienne francophone, la Côte d'Ivoire est à la croisée des chemins, entre sa trajectoire de croissance qui séduit, ces dernières années, les investisseurs et son échéance électorale qui n'est pas sans remous. Décryptage.

Premium
Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

A Rabat, l'économie au coeur des échanges entre Mohammed VI et l'Alliance des Etats du Sahel

Renforcement et densification de la coopération, accès à l’océan Atlantique pour les pays du Sahel,… la rencontre intervenue au Palais royal était fortement axée sur les relations économiques.

Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Les partenariats conclus avec la France placent le Maroc comme corridor unique entre l’Afrique et l’Europe »

La France et le Maroc ont conclu lors de la visite d'Etat d'Emmanuel Macron, plusieurs contrats et accords d'investissement allant « jusqu'à dix milliards d'euros », selon l'Élysée. Hydrogène vert, énergies renouvelables, solaire… la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable du Maroc, Leila Benali, en détaille les enjeux et les perspectives à plus long terme.

Premium
Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Macron à Rabat ou comment le partenariat France-Maroc peut « inspirer » la coopération Europe-Afrique

Au-delà des 10 milliards d'euros de contrats signés, la visite d’Etat d’Emmanuel Macron au Maroc pourrait tracer la voie pour des relations euro-africaines renouvelées, selon le président français qui revendique une vision identique à celle du roi Mohammed VI.

Premium
Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Tunisie : nouveau remaniement à l'approche de l'élection présidentielle

A un mois et demi du scrutin présidentiel, le chef de l'Etat Kais Saied a évoqué la « sûreté nationale » et « l'intérêt suprême de l'Etat » pour justifier ce niveau coup de force.

Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Maroc : les nouvelles priorités de Mohammed VI

Au-delà du bilan d'un quart de siècle de son règne, Mohammed VI identifie le principal défi que son pays devra relever ces prochaines années : la sécurité hydrique.

Politique publique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Maroc : 25 ans de réalisations de Mohammed VI et la crise de l’eau comme cheval de bataille

Le Maroc célèbre ce 30 juillet les 25 ans de règne du roi Mohammed VI. Dans un discours prononcé la veille, le monarque a passé en revue les réalisations inédites qui permettent d’envisager l’avenir avec optimisme, avec comme défi majeur la résolution de la problématique de l’eau. Le souverain lance d’ailleurs un appel général à l’innovation dans ce domaine.

Leadership - La Tribune Afrique
« Ce n'est pas au Nord de dire à l'Afrique ce qu'elle doit faire », Justin Vaïsse, Forum de Paris sur la paix.

« Nous redoublons d’efforts pour combler le fossé Nord-Sud » (Justin Vaïsse, Forum de Paris sur la paix)

ENTRETIEN - La transformation de l’Afrique en superpuissance agricole et la meilleure gestion des minerais stratégiques en faveur de la transition verte sont identifiées comme « deux des plus grands défis du monde » par le Forum de Paris sur la paix qui a récemment tenu sa réunion de printemps à Benguérir, au Maroc. Son directeur général, Justin Vaïsse explique à La Tribune Afrique pourquoi et comment le continent africain pourrait nourrir le reste du monde demain et contribuer conséquemment à la stabilité énergétique de la planète, dans un contexte de changement climatique croissant.

Premium
Politique - La Tribune Afrique