• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Politique - La Tribune Afrique

Kaïs Saïed : les défis d’un novice qui veut donner le pouvoir au peuple

Photo de Ibrahima Bayo Jr.

Ibrahima Bayo Jr.

Publié le 14 octobre 2019 à 12:28 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 03:31

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Mondial 2026 : Dix buts et une défaite pour finir

  • 6

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Les résultats définitifs sont attendus entre ce lundi 14 et ce mardi 15 octobre. Mais dès la fermeture des bureaux de vote, le verdict des instituts de sondage est sans appel. Avec un score compris entre 72 % et 77 % des voix, l’universitaire Kaïs Saïed remporte le second tour de la présidentielle tunisienne. Le successeur du défunt Béji Caïd Essebsi coiffe au poteau l’homme d’affaires Nabil Karoui. L’entrée de «Robocop» au Palais de Carthage commence par d’énormes défis dont le plus important est de (re)donner le pouvoir au peuple.

La certitude des sondages n'attend plus que la confirmation de l'Instance supérieure indépendante des élections (ISIE). Candidat indépendant, Kaïs Saïed aurait raflé 72,53% des voix contre seulement 27,47% pour le candidat du mouvement « Qalb Tounes », Nabil Karoui, selon les résultats de l'institut de sondage Emrhod Consulting. Des résultats confirmés avec les chiffres de 76,9% des voix pour le premier contre 23,1% pour le second par Sigma, l'autre institut de sondage.

Une fusée sans attelage politique

En attendant, sauf recours surprise du candidat malheureux -selon les résultats non définitifs et non-officiels- c'est l'universitaire Kaïs Saïed qui devrait occuper le fauteuil du Palais de Carthage pour les cinq prochaines années. « Aujourd'hui, vous avez donné une leçon au monde entier. C'est une révolution sous une nouvelle forme. Il s'agit d'une révolution dans un cadre constitutionnel, avec la légitimité constitutionnelle. Notre pays a ouvert une nouvelle page de son histoire », résume Kaïs Saïed lors de sa première déclaration après l'annonce de sa victoire par les instituts de sondage et la télévision publique.

Trois mois plus tôt pourtant, après le décès de Béji Caïd Essebsi, personne n'avait tablé sur ce spécialiste du droit constitutionnel novice sur l'échiquier politique, décrit comme rigoureux, à la limite « islamiste ». Même sa victoire au premier tour était lorgnée du coin de l'œil par ceux qui s'attendaient à un renversement de situation après la libération express de son rival à trois jours du vote. Avec le parcours d'une fusée sans attelage politique, l'universitaire qui succède au défunt Béji Caïd Essebsi devrait commencer sa présidence par d'immenses défis.

Sans structures partisanes, sa campagne pour laquelle il a refusé le financement public légal a été entièrement portée par des volontaires. La formation d'une équipe de collaborateurs pour structurer sa communication et ses premiers pas dans le monde politique qu'il n'a côtoyé qu'en tant qu'observateur extérieur apparaît comme une des premières pièces de sa machine à gouverner. Mais c'est de loin, le plus important de ce qui l'attend au Palais de Carthage.

« Le peuple veut ! », « Une Tunisie nouvelle »

« Le peuple veut ! », ont scandé, en référence à un slogan de la « Révolution du Jasmin », des partisans rassemblés devant son QG de campagne. Cette revendication de retour à l'arbitrage populaire, Kaïs Saïed l'a reprise à son compte. « Je tiens à rassurer tout le monde, souligne-t-il en réponse au slogan. J'ai reçu vos messages. Je les porterai en toute bonne foi et en toute responsabilité. Je tiendrai mes promesses avec loyauté et »détermination [...] pour essayer de construire avec nos moyens, une Tunisie nouvelle.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

A 61 ans, l'universitaire spécialiste du droit constitutionnel doit son élection à sa posture d'anti-système tout autant qu'à son capital-sympathie lorsqu'il écumait les plateaux de télévision pour vulgariser les implications de la Constitution et les changements qu'il fallait y apporter. Sur ce dernier point, celui qui critiquait un système un peu trop centralisé se dit partisan d'un élargissement des pouvoirs des collectivités locales et régionales plus autonomes, capables d'édicter et d'appliquer des modèles de gestion et de développement économique endogène.

Avec en prime la possibilité pour les électeurs de destituer leurs élus si jamais les promesses et les engagements n'étaient pas respectés, c'est de la quasi-démocratie directe. Favorable à très peu d'intervention de l'Etat central, le professeur d'université fait prospérer cette idée qui, pour lui, est le meilleur moyen de bâtir une prospérité nationale horizontale, de la base au sommet. Sera-ce la panacée dans une Tunisie mal en point économiquement avec un chômage qui explose, une dette publique qui grimpe sans aucune éclaircie à l'horizon ?

Un « allié » indélicat et rétrograde

Le projet devrait être difficile à mener à terme, puisque les législatives qui ont précédé son élection ont consacré une balkanisation de l'Assemblée nationale au sein de laquelle le parti Ennahda de Rachid Ghannouchi est le premier parti en terme de sièges. Ce dernier avait apporté dès les résultats du premier tour son soutien à celui que l'on surnomme «Robocop». Kaïs Saïed devrait composer avec cet « allié » indélicat et rétrograde dans une Tunisie où les aspirations des électeurs poussent au rejet du système au profit du progressisme.

Les futures tractations pour la désignation d'un Premier ministre, le jeu des alliances et de l'équilibre au sein de l'échiquier sont nouveau pour ce novice. Il devra en saisir les nuances, en anticiper les coups et en saisir les positionnements. Mais le futur nouveau président tunisien veut s'appuyer sur son expertise constitutionnelle pour la continuité de l'Etat « grâce à ses lois et ses engagements internationaux ». Légaliste, il devra aussi exercer ses talents de médiateur pour espérer une majorité de gouvernement et mettre en pratique ses idées.

À lire également

  • La Tunisie à la croisée des chemins : le réveil du peuple profond
  • « Je félicite le peuple tunisien »
  • Tunisie : ces dates qu'il faut retenir de la vie de Zine El Abidine Ben Ali
  • Présidentielle en Tunisie : au second tour, un duel « Robocop » vs « Berlusconi »

Enfin dernier défi, celui de la lutte contre la corruption. La petite musique qui est montée des urnes est celle d'un Etat plus fort pour mettre fin à l'accaparement de l'économie par les grandes familles que l'on croyait emportées par les vagues de la Révolution. En homme rigoureux et pointilleux, Kaïs Saïed répond qu'il va « travailler à ce que les lois s'appliquent à tous, moi inclus ». Nul doute que « M. Propre» fera le nettoyage que le peuple appelle de ses vœux.

Ibrahima Bayo Jr.

Sur le même sujet

Premier producteur mondial de cacao avec près de 45% de la production planétaire, la Côte d'Ivoire est la première économie de l'Union économique et monétaire d'Afrique de l'Ouest.

En Côte d’Ivoire, l’économie peut-elle supporter le coup politique ?

Economie « star » en Afrique subsaharienne francophone, la Côte d'Ivoire est à la croisée des chemins, entre sa trajectoire de croissance qui séduit, ces dernières années, les investisseurs et son échéance électorale qui n'est pas sans remous. Décryptage.

Premium
Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

A Rabat, l'économie au coeur des échanges entre Mohammed VI et l'Alliance des Etats du Sahel

Renforcement et densification de la coopération, accès à l’océan Atlantique pour les pays du Sahel,… la rencontre intervenue au Palais royal était fortement axée sur les relations économiques.

Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Les partenariats conclus avec la France placent le Maroc comme corridor unique entre l’Afrique et l’Europe »

La France et le Maroc ont conclu lors de la visite d'Etat d'Emmanuel Macron, plusieurs contrats et accords d'investissement allant « jusqu'à dix milliards d'euros », selon l'Élysée. Hydrogène vert, énergies renouvelables, solaire… la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable du Maroc, Leila Benali, en détaille les enjeux et les perspectives à plus long terme.

Premium
Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Macron à Rabat ou comment le partenariat France-Maroc peut « inspirer » la coopération Europe-Afrique

Au-delà des 10 milliards d'euros de contrats signés, la visite d’Etat d’Emmanuel Macron au Maroc pourrait tracer la voie pour des relations euro-africaines renouvelées, selon le président français qui revendique une vision identique à celle du roi Mohammed VI.

Premium
Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Tunisie : nouveau remaniement à l'approche de l'élection présidentielle

A un mois et demi du scrutin présidentiel, le chef de l'Etat Kais Saied a évoqué la « sûreté nationale » et « l'intérêt suprême de l'Etat » pour justifier ce niveau coup de force.

Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Maroc : les nouvelles priorités de Mohammed VI

Au-delà du bilan d'un quart de siècle de son règne, Mohammed VI identifie le principal défi que son pays devra relever ces prochaines années : la sécurité hydrique.

Politique publique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Maroc : 25 ans de réalisations de Mohammed VI et la crise de l’eau comme cheval de bataille

Le Maroc célèbre ce 30 juillet les 25 ans de règne du roi Mohammed VI. Dans un discours prononcé la veille, le monarque a passé en revue les réalisations inédites qui permettent d’envisager l’avenir avec optimisme, avec comme défi majeur la résolution de la problématique de l’eau. Le souverain lance d’ailleurs un appel général à l’innovation dans ce domaine.

Leadership - La Tribune Afrique
« Ce n'est pas au Nord de dire à l'Afrique ce qu'elle doit faire », Justin Vaïsse, Forum de Paris sur la paix.

« Nous redoublons d’efforts pour combler le fossé Nord-Sud » (Justin Vaïsse, Forum de Paris sur la paix)

ENTRETIEN - La transformation de l’Afrique en superpuissance agricole et la meilleure gestion des minerais stratégiques en faveur de la transition verte sont identifiées comme « deux des plus grands défis du monde » par le Forum de Paris sur la paix qui a récemment tenu sa réunion de printemps à Benguérir, au Maroc. Son directeur général, Justin Vaïsse explique à La Tribune Afrique pourquoi et comment le continent africain pourrait nourrir le reste du monde demain et contribuer conséquemment à la stabilité énergétique de la planète, dans un contexte de changement climatique croissant.

Premium
Politique - La Tribune Afrique