Urgence humanitaire: les bailleurs promettent 1,7 milliard de dollars pour le Sahel central
Par Marie-France Réveillard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Shutterstock
Par Marie-France Réveillard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Shutterstock
« La crise au Sahel arrive à un point de rupture » déclarait alarmiste, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, en amont de la conférence ministérielle du 20 octobre dernier, organisée par le Gouvernement danois, en partenariat avec le gouvernement allemand, l'Union européenne (UE) et les Nations Unies (ONU), pour mobiliser des fonds en direction du Sahel central. « La situation humanitaire s'est fortement détériorée au cours des deux dernières années. Les besoins augmentent plus vite que le financement », déplorait pour sa part, Jens Laerke, le Porte-parole du bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), en conférence de presse à Genève, redoutant que « la région ne se transforme en l'une des plus grandes crises du monde ».
A ce jour, 13,4 millions de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire, ce qui représente une augmentation de 74% en une seule année. Parmi elles, plus de 50% sont des enfants. Par ailleurs, les Nations Unies rapportent que le nombre de personnes souffrant de malnutrition a triplé l'an dernier, pour atteindre quelque 7,4 millions de personnes. Pourtant, les aides déployées au Mali, au Burkina Faso et au Niger ne sont actuellement financées qu'à hauteur de 40%. Il faut donc trouver de nouvelles sources de financement humanitaire pour cette région plongée dans une crise protéiforme depuis près d'une dizaine d'années. C'est donc dans cette optique que s'est tenue la réunion interministérielle du 20 octobre. « Nous espérons que les donateurs se montreront généreux et s'engageront à mener une action globale qui, à l'avenir, permettra aux agences humanitaires de faire leurs valises », avait déclaré optimiste Jens Laerke, peu avant la rencontre.
À lire également
Au total, ce sont 1,7 milliard USD d'engagements - dont 985 millions de dollars cette année, consacrés à l'approvisionnement en eau et en nourriture, aux services de santé et à l'éducation - qui ont été mobilisés suite à la conférence du 20 octobre 2020.
Par Marie-France Réveillard
En Côte d’Ivoire, l’économie peut-elle supporter le coup politique ?
A Rabat, l'économie au coeur des échanges entre Mohammed VI et l'Alliance des Etats du Sahel
« Les partenariats conclus avec la France placent le Maroc comme corridor unique entre l’Afrique et l’Europe »
Macron à Rabat ou comment le partenariat France-Maroc peut « inspirer » la coopération Europe-Afrique