Mali: le président de l'UA exige la libération du président de transition et de son Premier ministre
La Tribune Afrique

Bah N'Daw avait été désigné en septembre 2020 président de transition du Mali
DR.
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Bah N'Daw avait été désigné en septembre 2020 président de transition du Mali
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Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo (RDC) et également président en exercice de l'Union africaine, a exigé lundi la libération « immédiate et inconditionnelle » du président de transition malien Bah N'Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane, conduits contre leur gré au camp militaire de Kati après la publication de la composition du nouveau gouvernement.
Tshisekedi l'a appris avec consternation et a exigé « la libération immédiate et inconditionnelle des personnalités arrêtées », rapporte la présidence congolaise via les réseaux sociaux. Condamnant fermement toute action visant à déstabiliser le Mali, Tshisekedi a appelé tous les acteurs de la transition politique malienne à la retenue ainsi qu'au respect de la Constitution. Tout devait être mis en œuvre afin de préserver la stabilité du Mali et de consolider la paix dans la sous-région, a-t-il affirmé.
Le Comité local de suivi de la transition au Mali a également exprimé, dans un communiqué conjoint, sa profonde préoccupation face cette situation , après l'arrestation du président de Bah N'Daw, de Moctar Ouane et de certains de leurs collaborateurs. Le Comité a aussi rappelé que les militaires qui les détiennent seront tenus « personnellement responsables de leur sécurité ».
Le Comité, composé de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de l'Union africaine (UA) et de la MINUSMA et soutenu par la communauté internationale, a fermement condamné « la tentative de coup de force »survenue à la suite de la publication du décret portant nomination des membres du gouvernement par le président de la transition sur proposition du Premier ministre.
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Pour rappel, N'Daw et Ouane ont été conduits manu militari à Kati lundi en début d'après-midi, ont rapporté lundi soir des médias locaux citant des sources concordantes. Un acte qui pourrait être dû au mécontentement de l'ex-Comité national pour le salut du peuple (CNSP) suite à l'éviction de deux de ses éléments influents remplacés dans la nouvelle équipe formée par Ouane.
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