• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Politique - La Tribune Afrique

Quelles répercussions de la guerre entre la Russie et l’Ukraine pour l’Afrique ?

Marie-France Réveillard

Publié le 25 février 2022 à 08:00 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 03:24

tanker russie libya

Photo d'illustration

DR.

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'Europe sous-investit dans l'éolien et la rénovation des bâtiments
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • Xi Jinping se rendra en Corée du Nord lundi et mardi
  • Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires
  • Les inquiétudes sur l'IA tirent les Bourses asiatiques vers le bas
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 3

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 5

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
L'invasion de l'Ukraine par la Russie fait craindre une flambée imminente des prix sur un continent africain aux prises avec les conséquences de la pandémie de Covid-19. Entre silence prudent et condamnation, l'Afrique redoute « l'effet papillon » et s'inquiète pour la sécurité de ses dizaines de milliers de ressortissants installés en territoire ukrainien.

« L'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine sont violées », dénonçait Martin Kimani, ambassadeur du Kenya au Conseil de sécurité des Nations unies, le 23 février. « Cette situation fait écho à notre histoire. Le Kenya et presque tous les pays africains sont nés de la fin d'un empire. Nos frontières n'ont pas été dessinées par nous-mêmes. Elles ont été tracées dans les lointaines métropoles coloniales (...) Au moment de l'indépendance, si nous avions choisi de poursuivre des Etats sur la base de l'homogénéité ethnique, raciale ou religieuse, nous serions encore en train de mener des guerres sanglantes », a-t-il ajouté.

Dans l'après-midi du 24 février, l'ambassadeur d'Ukraine à Nairobi, Andrii Pravednyk, appelait les « pays amis » à renforcer les capacités de défense de l'Ukraine en lui fournissant des armes et des équipements militaires, lors d'une rencontre avec la presse.

Les Kenyans ont des raisons de s'inquiéter du conflit russo-ukrainien. En 2021, la Russie était le 4e importateur de thé kenyan pour une valeur de près de 50 millions d'euros et le Kenya importe l'essentiel de son blé de Russie et d'Ukraine. Parallèlement, les marchés financiers se préparent à une possible fuite des capitaux, car en temps de crise, les investisseurs préfèrent la sécurité des marchés occidentaux aux marchés émergents, entraînant des conséquences directes sur la Nairobi Securities Exchange (NSE). Ensuite, le Kenya redoute l'envolée du prix du pétrole qui se répercutera inexorablement sur ceux des transports. Enfin, la progression du dollar par rapport à d'autres devises pourrait provoquer une pression supplémentaire sur le shilling kenyan.

Le spectre de l'inflation plane sur les  ménages africains

A l'heure où l'armée russe se déploie en Ukraine, les perspectives d'une chute de production des céréales font craindre une flambée des prix, alors que plusieurs pays africains importent l'essentiel de leur blé de ces deux pays aujourd'hui en guerre. L'Egypte importe près de 90 % de son blé de Russie et d'Ukraine, la Libye importe 43 % de sa consommation totale de blé d'Ukraine et le Kenya importe l'équivalent de 75 % de son blé d'Ukraine et de Russie, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

La Russie est aujourd'hui le 1er exportateur de blé au monde et, avec 18 millions de tonnes métriques de blé exportées en 2020, l'Ukraine était le 5e exportateur. Or, sitôt entamé, le conflit russo-ukrainien a provoqué la hausse vertigineuse du prix du blé. Sur Euronext, le prix de la tonne de blé meunier s'est envolé pour atteindre 344 euros le 24 février (+12% en moins de 24 heures).

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

« À peine une décennie s'est écoulée depuis le printemps arabe, pour lequel la hausse des prix des denrées alimentaires a été l'étincelle qui a allumé la mèche de la révolution », avertit Alex Smith, analyste de l'alimentation et de l'agriculture au Breakthrough Institute dans Foreign Policy.

L'Algérie importe elle aussi des quantités considérables de céréales d'Ukraine et de Russie. Ce conflit pourrait néanmoins lui profiter sur le plan énergétique, car à ce jour, un tiers du gaz consommé par les Européens vient de Russie. Aussi, dès le 24 février, l'Algérie qui représente le 3e fournisseur de gaz d'Europe assurait qu'elle était disposée « à contribuer à la sécurité énergétique de -ses- partenaires parmi les Etats, à travers la sécurisation de l'approvisionnement en hydrocarbures, notamment le gaz naturel ».

Vers l'aggravation de la crise sud-africaine ?

Le 23 février, Naledi Pandor, ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération, exhortait toutes les parties à trouver une voie diplomatique à la crise. Quelques heures plus tard, la Russie envahissait l'Ukraine. Les internautes sud-africains ont rapidement réagi. « L'Afrique du Sud ne peut pas aider le Zimbabwe, le Mozambique, la Palestine ou l'Afghanistan. Je ne vois pas pourquoi Ramaphosa devrait s'impliquer en Ukraine », ou encore « L'Afrique du Sud devrait simplement rester en dehors du conflit en Ukraine et examiner nos problèmes internes » figurent parmi les tweets qui reflètent une certaine tendance à la veille du conflit. Finalement, dans l'après-midi du 24 février, Naledi Pador haussait le ton et appelait la Russie à retirer immédiatement ses troupes d'Ukraine.

« Pour un pays comme l'Afrique du Sud, pris dans de multiples crises sociales (...), les tambours de guerre qui retentissent sur l'Ukraine peuvent sembler déconnectés des questions de justice sociale. Ils peuvent sembler trop faibles et trop éloignés pour mériter beaucoup d'attention. Ils ne devraient pas l'être. Si une guerre éclate, ses impacts se répercuteront bientôt et se feront sentir dans tous les villages et villes d'Afrique du Sud et du monde », prévenait le Daily Maverick, dans un article du 22 février.

A l'annonce de l'assaut militaire russe en Ukraine, le prix du baril de pétrole a dépassé les 100 dollars, alors que la nation arc-en-ciel fait déjà face à des prix de carburant record, dans un contexte de crise économique et sociale aiguë. La situation pourrait toutefois booster les exportations sud-africaines de palladium dans l'hypothèse où la production de son principal concurrent serait affectée par le confit, car il est le 2e producteur au monde de ce métal prisé par l'industrie automobile et par le secteur des technologies, juste derrière la Russie.

Des dizaines de milliers de ressortissants africains en Ukraine

Dès le 11 février, le Maroc appelait ses 10 000 ressortissants résidant en Ukraine (dont 8 000 étudiants) à quitter le pays. Aujourd'hui, le royaume chérifien tout comme la Tunisie et l'Algérie ou l'Egypte s'organisent pour évacuer leurs ressortissants ou les invitent à rester chez eux et des numéros verts ont été mis à leur disposition.

Le Ghana s'est dit « gravement préoccupé par la sécurité et la sûreté de -ses- plus de 1 000 étudiants et autres Ghanéens en Ukraine et leur a demandé de s'abriter chez eux ou dans des lieux d'abri gouvernementaux », dans un communiqué du ministère ghanéen des Affaires étrangères, publié dans la matinée du 24 février.

A l'instar de la Russie (qui en sus, exporte son armement sur le continent), l'Ukraine a développé de solides relations commerciales avec un certain nombre de pays d'Afrique depuis l'époque soviétique. En outre, plusieurs dizaines de milliers d'étudiants bénéficient de bourses d'études. Ils représentent aujourd'hui l'essentiel des ressortissants du continent africain en Ukraine.

Macky Sall, le président sénégalais et président en exercice de l'Union africaine (UA) et Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'UA, ont exprimé « leur extrême préoccupation face à la très grave et dangereuse situation créée en Ukraine » dans un communiqué conjoint, appelant « la Fédération de Russie et tout autre acteur régional ou international au respect impératif du droit international, de l'intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de l'Ukraine ».

À lire également

  • Entre géopolitique et affaires, quel retour pour la Russie en Afrique ?
  • En concurrence avec les autres puissances, que propose la Russie à l’Afrique?
  • Pourquoi la Russie est importante dans la nouvelle vision africaine de la transformation économique
  • Stratégie économique : Comment la Russie veut se repositionner en Afrique

En dépit des impacts attendus sur le continent, en dehors de l'Afrique du Sud et du Kenya, rares sont les voix africaines qui, pour l'instant, condamnent l'invasion de l'Ukraine par la Fédération de Russie.

Marie-France Réveillard

Sur le même sujet

  • 1

    En Côte d’Ivoire, l’économie peut-elle supporter le coup politique ?

  • 2

    A Rabat, l'économie au coeur des échanges entre Mohammed VI et l'Alliance des Etats du Sahel

  • 3

    « Les partenariats conclus avec la France placent le Maroc comme corridor unique entre l’Afrique et l’Europe »

  • 4

    Macron à Rabat ou comment le partenariat France-Maroc peut « inspirer » la coopération Europe-Afrique