Régionales : Dominique Reynié sera-t-il officiellement investi par l'UMP ?

Laurent Dubois
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Laurent Dubois
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Dans la foulée de son élection samedi dernier, Dominique Reynié a entamé une tournée médiatique. Plateau de BFM, micro de RTL, le politologue est présenté comme la tête de liste UMP-UDI pour les régionales en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées. Ce titre n'est pas tout à fait exact. Dominique Reynié doit d'abord obtenir l'investiture officielle de l'UMP. C'est seulement au terme de cette procédure qu'il sera véritablement le leader de l'UMP pour les prochaines régionales.
La commission nationale d'investiture (CNI) de l'UMP se réunira le 7 mai. Elle auditionnera les présidents et secrétaires départementaux ainsi que les parlementaires du Languedoc-Roussilon et de Midi-Pyrénées. Yves Censi (député de l'Aveyron), Brigitte Micouleau (sénatrice de la Haute-Garonne) ou encore Philippe Calleja (président de l'UMP 09) vont être entendus. Du côté languedocien, Pierre Morel-À-L'Huissier (député de la Lozère) et Max Roustan (président de l'UMP dans le Gard) devront prendre le chemin de la rue de Vaugirard. Face à eux, ils vont trouver 63 membres de l'instance nationale de l'UMP dont Alain Juppé, François Fillon ou encore Bruno Le Maire. La présidence de la CNI est assurée par Christian Estrosi. Alain Marleix, Roger Karoutchi et Nadine Morano assurent les vice-présidences.
Une fois les auditions effectuées, la décision ne sera pas prise immédiatement. La commission se réserve un délai de réflexion. Ainsi, Dominique Reynié sera fixé quelques jours après le 7 mai.
Alain Marleix insiste sur un point : "la Commission est seule compétente pour investir les têtes de liste". L'ancien ministre et ex-patron des élections à l'UMP souligne :
À lire également
Ce rappel des textes et des statuts alimente une polémique. L'élection (régionale) de Dominique Reynié suscite de vifs remous au sein de l'UMP. Certains responsables (et pas uniquement des candidats malheureux) contestent le choix d'un non-élu, issu des plateaux télévisés. Le "légalisme" d'Alain Marleix dissimule mal un rejet de Dominique Reynié.
Laurent Dubois
Budget 2025 : Carole Delga boycotte la COP Occitanie après « un recul majeur »
Autoroute A69 : la justice rouvre l'instruction sur l'utilité du projet
Budget 2025 : Toulouse fait des arbitrages sous tension
« Notre action municipale se veut ouverte et pluraliste » (Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse)