Budget 2025 : Toulouse fait des arbitrages sous tension
Céline Labesque
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La mairie de Toulouse répercute les coupes budgétaires du gouvernement.
Rémi Benoit
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La mairie de Toulouse répercute les coupes budgétaires du gouvernement.
Rémi Benoit
Place à la rigueur budgétaire. Alors que le Sénat examine cette semaine le projet de loi de finances, la municipalité toulousaine fait les comptes. « La loi de finances prévoit un certain nombre de mesures qui vont nous impacter lourdement, le risque pour la ville de Toulouse c'est 25 millions d'euros de pertes en 2025. » prévient Sacha Briand, adjoint au maire en charge des finances.
Pour pallier ce déficit, la municipalité votera jeudi en conseil municipal, des subventions rabotées attribuées aux associations et aux clubs sportifs toulousains : « Là où habituellement nous votions les subventions en totalité au mois de décembre, nous avons cette année impacté tous les montants prévus d'une provision de 20%. Cette provision sera versée, ou non, en fonction des répercussions qu'aura la loi de finances sur les budgets de la Ville et de la Métropole. »
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Au total, 1,1 million d'euros sera abaissé de l'enveloppe globale pour tous les clubs sportifs de la ville, y compris les plus prestigieux. Le Toulouse Football Club, le Stade Toulousain ou encore le club de natation du quadruple champion olympique Léon Marchand, les Dauphins du TOEC : « Nous avons reçu un courrier pour nous prévenir d'une baisse des subventions aux alentours de 20%. Nous ne connaissons pas encore le montant exact », témoigna Michel Coloma, directeur général des Dauphins. Le club qui a perçu 220.000 euros d'aides en 2023 pourrait perdre 44.000 euros : « Cela va forcément nous impacter, les associations ne roulent pas sur l'or. » Chez les Violets du TFC, la perte pourrait s'élever à 152.000 euros. Pour le Stade Toulousain, aux alentours de 125.000 euros. « Nous avons déjà eu beaucoup de contacts avec les clubs, professionnels et associatifs. J'imagine qu'ils sont dépités et inquiets. C'est normal, nous le sommes aussi », se désole l'adjoint au maire.
Céline Labesque