Autoroute A69 : la justice rouvre l'instruction sur l'utilité du projet

Florine Galéron
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L'autoroute A69 entre Toulouse et Castres suscite une vive opposition des écologistes.
Rémi Benoit

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L'autoroute A69 entre Toulouse et Castres suscite une vive opposition des écologistes.
Rémi Benoit
On ne saura pas avant plusieurs mois s'il existe une « raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) », justifiant la construction de l'autoroute A69 Toulouse-Castres. Alors opposants et partisans se sont affrontés le 25 novembre dernier devant le tribunal administratif de Toulouse, à coups de chiffres économiques pour évaluer l'impact de cette future liaison sur le développement du bassin castrais, la justice a annoncé ce lundi rouvrir l'instruction du dossier.
Le tribunal administratif tiendra « dans les prochains mois, une nouvelle audience en vue de se prononcer sur la légalité de ces autorisations environnementales ».
La décision ouvre la voie à une poursuite du chantier entamé il y a plus d'un an. Le concessionnaire chargé de mener le chantier, Atosca, a indiqué fin novembre que l'ensemble des terrassements ont débuté et que 45% des volumes ont été réalisés. Par ailleurs, 70% des ouvrages d'art ont été réalisés et 60% du budget a déjà été engagé. Le porteur du projet espère une mise en service du tronçon routier de 53 kilomètres d'ici fin 2025.
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Pour sa part, l'avocate des opposants, Alice Terrasse, avait estimé lors de l'audience que « la situation n'est pas irréversible » et qu'en cas d'annulation, les ouvrages entamés pourront être « démontés ». Reste à savoir si ce sera toujours le cas lorsque la prochaine audience se tiendra.
Florine Galéron