La présidente de la région Occitanie a annulé sa participation à la COP territoriale prévue en présence de la ministre de la Transition écologique. En cause, la remise en cause, dans le projet de loi de finances, d'un versement mobilité pour les régions.Le ton monte entre les élus régionaux et le gouvernement. Carole Delga, présidente de la région Occitanie et des Régions de France a annulé à la dernière minute sa participation à la clôture ce jeudi 16 janvier de la COP territoriale en présence de la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher à Toulouse.
Pour rappel, depuis fin 2023, la stratégie climatique gouvernementale se décline au sein de chaque région à travers l'organisation de Conférences des parties (COP) réunissant des entreprises, des acteurs des territoires et de la société civile pour déterminer des leviers d'actions en faveur de la planification écologique.
Le versement mobilité des régions « remis en cause »
Mais Carole Delga n'a pas digéré d'apprendre mercredi soir par le ministre de l'Économie, Eric Lombard, que « l'engagement de la mise en place d'un versement mobilité pour les régions était remis en cause par le gouvernement ». « C'est contraire à tout le travail mené depuis l'automne dans le cadre du projet de Loi de Finances (PLF) 2025, qui avait été validé en décembre par le Sénat », a réagi jeudi matin Carole Delga dans un communiqué, relevant par ailleurs que ce dispositif existe déjà pour les transports en Ile-de-France.
«Cette décision, sans concertation, est un recul majeur pour l'avenir des mobilités décarbonées dans nos régions, dénonce l'élue socialiste. C'est un coup d'arrêt à la création de nouveaux services ferroviaires, à l'achat de rames de train ou encore au développement de nos infrastructures, pour la construction des RER métropolitains. Les COP territoriales doivent préparer la France à une transformation écologique et énergétique, et favoriser les mobilités décarbonées. Ce choix du nouveau gouvernement est une impasse. Il doit revenir sur sa décision. »
Ce boycott de dernière minute a jeté un froid sur le déplacement de la ministre. Cette dernière a rétorqué :
« Nous sommes au milieu d'un processus de discussion avec l'ensemble des groupes politiques. S'agissant du versement mobilité, c'est un sujet qui concerne et qui touche aussi les entreprises. ll est complètement légitime de devoir les concerter pour avancer », a avancé Agnès Pannier-Runacher.