Le Conseil d’État invalide l’élection de Dominique Reynié
Anthony Rey
Anthony Rey
Après une campagne pour les élections régionales 2015 où les coups venus de son propre camp n'auront pas manqué, Dominique Reynié, tête de liste et candidat investi par Les Républicains, vient de recevoir le coup de grâce. Le Conseil d'État a annulé, vendredi 27 mai, son élection au Conseil régional Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, où il siégeait comme chef de file de l'opposition à la présidente (PS) Carole Delga.
Dans son avis, le Conseil d'État, sur la base des éléments fournis par le politologue (« une déclaration de bail, portant sur une chambre et ses annexes dans la maison de sa mère à Onet-le-Château, un relevé bancaire et des courriers adressés à son logement dans cette commune, des contrats d'abonnements de téléphone, d'électricité et d'eau ainsi que des factures correspondant à ce logement »), a estimé que Dominique Reynié ne remplissait pas l'une des deux conditions pour être éligible en LRMP : être inscrit comme contribuable d'un impôt direct dans la région, à défaut d'y être domicilié directement.
La procédure contre Dominique Reynié avait été déclenchée en 2015 par Jean-Pierre Grand, le sénateur-maire de Castelnau-le-Lez (34). Scandalisé par la choix du politologue comme tête de liste LR au terme des primaires d'avril 2015 à Sète (34), ce dernier n'avait eu de cesse à s'opposer au politologue, qualifiant de « n'importe quoi » cette désignation et le programme qu'il portait, dans les pages d'Objectif Languedoc-Roussillon, en octobre 2015.
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La deuxième contestation qui visait Dominique Reynié, et dont le Conseil d'État était saisi, portait sur l'ensemble des opérations électorales. La juridiction l'a repoussée, dans le même avis, au motif que la loi « n'impose pas que les candidats relevant d'une section départementale soient inscrits sur la liste électorale d'une commune de ce département ».
Anthony Rey
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