Le député gardois P. Berta prend la tête du groupe de travail sur la recherche sur le Covid-19

Député gardois Philippe Berta
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Député gardois Philippe Berta
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Après Jean Castex, l'élu catalan, nommé « Monsieur déconfinement » par le gouvernement il y a quelques jours, c'est au tour du député gardois Philippe Berta (Modem) d'être chargé d'une mission dans la gestion de la crise sanitaire du Covid-19.
La commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée Nationale l'a nommé, le 8 avril, président du groupe de travail sur la recherche sur le Covid-19. Mission : suivi, accompagnement et facilitation des travaux de recherche sur le virus et les traitements possibles.
Philippe Berta exercera sa mission en binôme avec Sandrine Josso, député LREM de Loire-Atlantique, aux côtés de 10 autres parlementaires, dont l'Héraultaise Muriel Ressiguier (LFI), la Carcassonnaise Danielle Hérin Carcassonne (LREM) ou encore Marie-Georges Buffet (PC).
Le groupe sera installé ce vendredi matin 10 avril et une première réunion (virtuelle) se tiendra dès l'après-midi, pour donner la feuille de route et fixer le calendrier.
Philippe Berta est professeur des universités en biologie, génétique, biochimie, biotechnologie, à l'Université de Nîmes. Aujourd'hui, et depuis une dizaine d'années, il est rattaché à l'INSERM-unité 1047 (virulence bactérienne et maladies infectieuses) depuis une dizaine d'années.
Généticien moléculaire de formation, il connait parfaitement les techniques de génétique, notamment celles de la PCR utilisée actuellement pour diagnostiquer les malades du Covid-19. Après un doctorat en biochimie et des études en génétique à Montpellier, il devient chercheur au CNRS, avant d'intégrer en Grande-Bretagne une équipe de recherche sur le cancer.
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C'est lui qui a été à l'origine de la création de l'École de l'ADN en 1995 à Nîmes avec des missions d'acculturation scientifique et de formation et qui, depuis, s'est démultipliée et forme aujourd'hui un réseau de 12 écoles dans le monde. Il a aussi initié le cluster d'entreprises de biotechnologie Biotech Nîmes en 1995, qui ne s'est finalement pas développé, le territoire axant plutôt son expertise sur les dispositifs médicaux.
Philippe Berta a également été l'un des fondateurs du pôle de compétitivité santé Eurobiomed, fédérant les acteurs industriels et académiques de Nice à Toulouse.
Depuis son domicile nîmois où il est confiné, Philippe Berta est dans les starting-blocks. Le groupe de travail va rapidement commencer à auditionner (en visio-conférence) les personnalités impliquées dans la recherche sur le Covid-19.
L'objectif : « établir un rapport sur l'état des lieux de la recherche sur le Covid et contrôler les moyens mis en œuvre, préparer l'avenir avec un meilleur fonctionnement, et produire de l'information pour les députés, voire les sénateurs, qui sont des relais sociétaux ».
L'urgence sanitaire se satisfera-t-elle du temps long de l'audition parlementaire ?
Le groupe de travail aura-t-il aussi une réflexion sur le déconfinement ? Le député répond que « le groupe piloté par Jean Castex sera sûrement auditionné pour voir comment lui et son équipe se coordonnent avec Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique et immunologiste, et avec le groupe CARE. »
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