Le 2 avril dernier, l'Assemblée nationale votait en faveur de la régulation des installations des médecins. Une première victoire pour le député (PS) de la Mayenne Guillaume Garot, à l'initiative de la proposition de loi transpartisane (254 députés signataires, de LR à LFI) contre les déserts médicaux. Ce dernier n'a cessé d'alerter sur le fait que « six millions de Français sont sans médecin traitant et huit millions vivent dans un désert médical ».
L'article adopté propose de réguler l'installation des médecins généralistes, spécialistes, libéraux ou salariés, qui devront solliciter l'aval de l'Agence régionale de santé (ARS). Dans les zones sous dotées, l'autorisation serait délivrée de « droit », dans celles sur-dotées (13% du territoire, selon le député ), elle ne serait délivrée que si l'installation fait suite à la cessation d'activité d'un praticien exerçant la même spécialité sur ce territoire. Les députés reprendront leur travail sur le texte les 6 et 7 mai prochains, avant qu'il ne soit examiné par le sénat. Etudiants, internes et médecins libéraux ont appelé à la grève le 28 avril et à une manifestation le 29 avril contre l'aménagement du principe de liberté d'installation.