Sénégal : l’insécurité alimentaire menace six départements
Khadim Mbaye
Khadim Mbaye
Alerte rouge ! Au mois mai dernier, le gouvernement sénégalais avait annoncé le déblocage de quatre milliards de Fcfa en vue de prévenir la famine dans six localités du pays en situation de vulnérabilité. La peine semble perdue. Des milliers de ménages dans les départements de Matam, Kanel, Goudiry, Tambacounda, Bambey et Malem Hodar se trouvent toujours dans « la zone rouge » du tableau de l'insécurité alimentaire, a annoncé lundi à Thiès le secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire (SECNSA), Jean Pierre Senghor, selon APS.
Ils sont au total 42.000 ménages en situation de vulnérabilité et si rien n'est fait, la difficile situation de ces sénégalais risque de s'empirer, alerte le SECNSA. « Il y a six départements rouges sur lesquels nous allons davantage nous concentrer pour éviter que les populations se retrouvent dans des conditions difficiles », a dit Jean Pierre Senghor à l'ouverture d'un atelier de renforcement de capacité sur l'analyse de la sécurité alimentaire financé par le Programme alimentaire mondial.
Sont identifiés par le programme alimentaire mondial et le gouvernement sénégalais comme étant les principaux facteurs aggravant qui ont conduit à cette alerte rouge, la baisse de 5% de la production d'arachide en 2016 par rapport à la campagne 2015, l'hivernage qui tarde à démarrer et les pluies qui s'arrêtent un peu plus tôt. Cependant, si la situation est inquiétante, elle est pourtant maîtrisable selon toujours le secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire.
A cet égard, le SECNSA a lancé le concept NTR « Nouveaux Terroirs Résilients ». L'objectif est d'assurer une sécurité alimentaire sur tout le pays avant 2030.
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Une question cependant. Si le Sénégal dispose des ressources nécessaires pour faire face à cette situation, comme annoncé par le gouvernement, pourquoi alors la famine menace toujours une partie de la population ? Pour le secrétaire exécutif national du Conseil national de la sécurité alimentaire « une synergie d'actions » de tous les acteurs concernés et un changement d'approche sont nécessaires.
Khadim Mbaye
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