La lutte contre la corruption au Kenya a de nouveau frappé. Ce samedi, deux hauts responsables ont été arrêtés à Nairobi. Il s'agit de Mohammed Abdalla Swazuri, jusque-là directeur de l'Agence foncière nationale, et de Atanas Kariuki Maina, désormais ex-directeur de la Compagnie ferroviaire nationale, Kenya Railways.
Les deux responsables seraient impliqués dans des activités de corruption liées à la construction du Standard Gauge Railway (SGR), la nouvelle ligne de chemin de fer entre Nairobi et Mombasa, inaugurée l'an dernier.
Swazuri et Maina ont été arrêtés sur ordonnance du procureur général suite au rapport d'enquête de l'agence anticorruption kényane qui assure avoir assez de preuves pour établir des faits de corruption et de crimes économiques. Le même rapport a déjà permis d'épingler plusieurs autres officiels du pays aussi soupçonnés de corruption. Quant aux deux responsables, ils sont accusés d'avoir cédé des terrains du domaine public à des particuliers contre d'importantes indemnisations. Les deux hommes doivent comparaître ce lundi devant la justice.
Les affaires de corruption ne cessent d'éclater au grand jour. La semaine dernière, l'ancien gouverneur de Nairobi, Evans Kidero, a été interpelé alors qu'en juillet dernier seulement, le directeur de la compagnie nationale d'électricité avait été lui aussi arrêté.
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Ce n'est pas la seule fois où le SGR est au cœur d'une polémique. Alors qu'il est présenté comme le plus grand projet d'infrastructure entrepris par le Kenya depuis l'indépendance, mais aussi comme le projet phare du président Uhuru Kenyatta, il a toujours été l'objet de toutes les attentions, se trouvant presque à chaque fois au cœur d'une affaire mettant en cause une personnalité publique. Financé à 90% par la banque chinoise Exim Bank, le coût du SGR est estimé à 3 milliards de dollars pour sa première phase entre Mombasa et Nairobi.
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