Les autorités kényanes viennent d'émettre officiellement leurs inquiètes face à la propagation de fausses informations sur le pays et circulant sur la Toile. Mieux encore, la Commission nationale kényane pour la cohésion et l'intégration (NCIC) et des chefs d'entreprise kényans ont mis en garde, ce début de semaine, contre la prolifération du «phénomène», notamment via les réseaux sociaux, allant jusqu'à appeler à des sanctions contre les auteurs de ces fausses nouvelles. «Nous sommes préoccupés par la multiplication des fausses nouvelles conçues délibérément pour provoquer des émotions ou violences ethniques. Nous souhaitons que la communauté des internautes nous aide à contenir cette haine déversée sur les médias sociaux», a déclaré Joseph Nasongo, commissaire de la NCIC, dans un communiqué transmis aux médias.
Selon lui, son institution étudie les fausses nouvelles diffusées en ligne afin de recommander des poursuites à l'encontre de leurs auteurs qui, généralement, se dissimuleraient sous de fausses identités.
Selon la NCIC, le pays assiste à une propagation jamais vue de fausses nouvelles, alors qu'il reste moins d'un mois (17 octobre 2017), pour la réorganisation de l'élection présidentielle requise par la plus haute Cour du pays qui a annulé les élections du 8 août dernier, suite à des irrégularités dans le processus du scrutin.
Encore récemment, la NCIC a co-organisé, avec la compagnie de télécommunications mobiles kényane Safaricom et en partenariat avec des sociétés de médias, un forum pour échanger sur la menace sérieuse que représentent les fausses informations, alors que le pays est en pleine période électorale.
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Sauf que pour les entreprises, ce phénomène de vulgarisation des fausses nouvelles est non seulement nuisible à la paix, mais aussi à la stabilité, la croissance économique et le climat d'investissement dans le pays. «Les fausses informations coûtent aux entreprises cotées une fortune au niveau de la Bourse nationale, et ces entreprises doivent investir davantage de ressources pour pouvoir identifier, filtrer et contrer les fausses informations susceptibles d'affecter leurs activités», a expliqué Stephen Chege, directeur du pôle Entreprises au sein de Safaricom. Selon lui, le secteur privé dépenserait aujourd'hui d'importants budgets pour disposer des outils de filtrage des fausses informations sur les plateformes numériques.
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