Fusion des régions : opportunité ou danger pour les Pyrénées-Orientales ?
Marie Corbel
Marie Corbel
« La question ne se pose plus ! » Voilà finalement un avis partagé par la plupart des intervenants rassemblés à l'Université de Perpignan Via Domitia, jeudi 29 octobre, pour le nouveau Club de l'éco, organisé par Objectif Languedoc-Roussillon avec la Fondation UPVD.
Regarder, le mot est bien choisi car précisément, « tout est une question de point de vue », estime Fabrice Lorente, le président de l'UPVD. Le chercheur qu'il est voit dans cette fusion une opportunité : elle va faciliter des échanges déjà existant avec la métropole toulousaine et surtout elle « permettra de bénéficier plus que jamais des fonds européens ».
Un constat qui n'est pas propre à ce secteur d'activité.
Même écho de la part de Henri Quinta, dirigeant des Toiles du Soleil (Saint-Laurent-de-Cerdans, 66):
Les frontières régionales, un concept superflu ? La mise en perspective historique renforcerait ce point de vue. « Les régions telles que nous les connaissons aujourd'hui ne datent seulement que de 1972 », fait remarquer Fabrice Lorente. Le président de l'UPVD fait référence à la loi du 5 juillet 1972 qui organise les régions avec la création des Établissements publics régionaux.
Le sujet apparaît tout aussi relatif sous l'angle géographique.
Question réseau, les Pyrénées-Orientales ont un atout de taille dans la future grande région, note Jean-Marc Pujol, le maire de Perpignan et le président de la Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée.
Culture et identité eurent évidemment droit de cité lors du débat. « Nous devons travailler sur notre identité afin d'en dégager des pistes de spécialisation territoriale », estime Jean Roque. « Quelles sont les filières intéressantes dans lesquelles nous pourrions être chef de file ? », demande Marie-Thérèse Mercier.
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Avant de parler spécialisation, la future région doit « se penser en termes de partenariat », estime la professeur de Sciences Politiques Toulouse. Le futur Conseil régional sera-t-il le lieu pour organiser cette coopération ? « Rien n'est moins sûr », selon elle.
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L'équité territoriale apparait dès lors comme l'un des enjeux forts de la réforme des régions, explique en substance Laure Ortiz. Quid des zones rurales ? Les apparences pourraient être trompeuses car, comme le souligne Jean Sales, « avec 14 milliards d'euros de chiffres d'affaire, l'agro-alimentaire sera le premier pôle économique de la grande région et ce secteur d'activité devrait tout d'un coup revenir sur le devant de la scène ».
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Marie Corbel