Bionext prédit l'effet toxique des candidats médicaments

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Représentation virtuelle de l'action inhibitrice du Zanamivir sur la neuraminidase / DR
Représentation virtuelle de l'action inhibitrice du Zanamivir sur la neuraminidase / DR (Crédits : DR)
L'entreprise applique aux biotechnologies et à la santé un modèle issu des technologies de l'information.

Comment optimiser la structure chimique d'une substance qui pourra devenir un médicament ? Afin d'éviter de coûteux criblages en laboratoire et avant de passer au stade des essais pré-cliniques, Bionext propose un modèle mathématique qui offre une compréhension du mode de fonctionnement d'un candidat médicament.

« Nous utilisons l'aspect descriptif et le pouvoir prédictif de la chimie pour comprendre, prédire et moduler l'effet d'un médicament dans le corps humain. Cette méthode comprend la correction des effets secondaires », explique Laurent-Philippe Albou, directeur scientifique de cette jeune entreprise (7 salariés) en incubation à Strasbourg.

La méthode mise au point par Bionext est issue de la recherche académique locale. Elle intègre l'analyse massifiée des données (big data) et les données « omiques », telles que la génomique et le séquençage de l'ADN à grande échelle, en voie de démocratisation depuis une dizaine d'années.

Levée de fonds imminente

« Après avoir été lauréats de plusieurs concours européens d'innovation, qui ont financé nos recherches depuis 2009, nous préparons une levée de fonds de plus de 3 millions d'euros d'ici un an », annonce Laurent-Philippe Albou.

Une première tranche à court terme (300.000 euros) renforcera les fonds propres de Bionext dès la fin de cette année. L'échéance coïncidera avec le démarrage de l'activité commerciale, fruit des négociations en cours avec Sanofi et des sociétés prestataires en recherche pré-clinique.

Les premières applications ciblées porteront sur le virus HIV, des anticancéreux et des antibiotiques, en collaboration avec l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC) de Strasbourg.

« Les travaux en cours portent sur le développement d'applications basées sur nos brevets en médecine personnalisée, l'un des sept vecteurs de croissance et d'innovations pour la France retenus dans le rapport Lauvergeon », précise Laurent-Philippe Albou. Bionext prévoit 400.000 euros de chiffre d'affaires en 2014.

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Commentaires
a écrit le 25/11/2013 à 11:31 :
On subventionne les pollueurs casseurs bonnet rouges en bretagne ..

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