Pragma Industries révolutionne le monde de la pile à combustible

 |   |  330  mots
La PME a mis au point la première machine à bobiner des piles à combustible dont la technologie n'a presque pas évolué depuis 20 ans. Ces piles stockent trois fois plus d'énergie qu'une batterie lithium-ion. © Pragma Industries
La PME a mis au point la première machine à bobiner des piles à combustible dont la technologie n'a presque pas évolué depuis 20 ans. Ces piles stockent trois fois plus d'énergie qu'une batterie lithium-ion. © Pragma Industries (Crédits : Pragma Industries)
Lancée en juillet 2004, cette start-up, basée à Bidart, au Pays Basque, a mis au point fin 2012 dans son laboratoire la première machine au monde à bobiner des piles à combustible.

« La technique de fabrication de la pile à combustible ou à hydrogène est encore artisanale. Elle n'a presque pas évolué depuis 20 ans », s'étonne par Pierre Forté, le PDG de Pragma Industries, un ex- ingénieur de l'aéronautique, qui a fait l'essentiel de sa carrière chez Dassault. C'est pourquoi, si ces piles stockent trois fois plus d'énergie qu'une batterie lithium-ion, elles n'ont pas encore séduit l'industrie qui vit sur des a priori. Pourant, l'hydrogène est présent en quantité illimitée dans l'univers, et il est non polluant.
Avec son associé, Rémi Succoja, un ancien de l'Enseirb (École nationale supérieure d'électronique, d'informatique et de radiocommunications de Bordeaux), ils ont ouvert une voie nouvelle en inventant la première machine à bobiner des piles à combustible, après avoir investi avec leurs partenaires 1,8 million d'euros dans la recherche. « Nous avons fait passer le secteur d'une culture électro-chimique à une culture industrielle », avance Pierre Forté. Leurs piles sont compactes et légères. « Il nous a été d'autant plus facile de remettre en cause les paradigmes que nous n'étions pas du secteur », souligne-t-il.

Les vélos électriques en ligne de mire

L'entreprise (7 salariés, 320 000 euros de chiffre d'affaires en 2012) lève actuellement 4 millions d'euros de fonds, afin de construire d'ici mi-2015 une usine produisant 50 000 unités par an, soit dix fois plus que ses concurrents. Pour autant, cela restera un marché de niche. « Notre principal concurrent, Energizer, produit 14 millions de piles AAA par jour», relativise Pierre Forté. Pragma Industries cible le marché des vélos électriques, des outils portatifs et mobiles, ou encore des groupes électrogènes.
« Ne serait-ce qu'aujourd'hui, il y a 30 millions de vélo à assistance électrique dans le monde. Un marché, en croissance de 35% par an », souligne Pierre Forté. D'ici 2017, le marché en Europe devrait passer de 1 million à 4 millions de vélos électriques. A noter que les Forces Spéciales aussi ont fait part à la PME de leur intérêt pour cette technologie.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/01/2015 à 17:38 :
Bonjour monsieur Pierre FORTE,
Félicitations pour votre vélo à H2 il sera très apprécié sur notre secteur rural et facilitera les déplacements. La production d'énergie par les panneaux photovoltaïques l'éolien et l'hydraulique ou les surplus sous forme d'hydrogène permettront enfin d'avoir une énergie propre. Le danger de l'hydrogène gazeux est résolu par la possibilité de le convertir en hydrogène solide directement.Pour ceux qui sont hésitant sur l'avenir de l'hydrogène je le comprends mais ne le partage pas.Toutes les évolutions sont passées par l'énergie et la révolution reposera sur l'énergie et tout ce qui en découle.
a écrit le 25/03/2013 à 9:29 :
Bonjour aux lecteurs,
J'apporte ici quelques corrections à plusieurs approximations faites dans l'article :
- la production d'Energizer, comme chacun des deux ou trois autres gros producteurs d'accus, est plutôt de 10 à 15 millions d'accus par jour, et non pas par an. Cela dit, considérer les fabricants de batteries comme des concurrents est un gros raccourci. Batteries et piles à combustible sont intrinsèquement complémentaires pour des raisons techniques.
- le marché des vélos électriques est d'environ 30 millions d'unités vendues par an. Ce n'est pas un total.
Ensuite... merci pour les commentaires positifs. On travaille dur et les encouragements font plaisir ! Et pour les critiques... elles sont parfaitement légitimes !
Il ne faut pas considérer l'hydrogène-énergie comme une panacée. C'est un carburant de synthèse très intéressant à plus d'un titre mais qui ne pourra pas que compléter le futur mix énergétique.
Chez Pragma Industries, nous nous sommes focalisés sur le développement de techniques de fabrication de pile à combustible plus rapides et moins coûteuses que celles employées actuellement, qui sont plutôt artisanales. Cependant, nos piles utilisent toujours du platine comme catalyseur, ce qui peut être un problème pour certains marchés... mais pas tous. Et bien sûr, nous gardons un oeil sur les travaux visant à substituer le platine par des catalyseurs moins coûteux.
Bien cordialement à tous.
Réponse de le 25/03/2013 à 10:00 :
Bonne chance et bon courage!
Réponse de le 25/03/2013 à 20:36 :
Tous mes voeux de réussite!
a écrit le 24/03/2013 à 20:20 :
Des quantites illimitees d'hydrogene dans l'univers? Le gars va passer une commande a la galaxie d'Andromede? Parce qu'ici sur terre, l'hydrogene n'existe que combinee au carbone (petrole, matiere vivante) ou a l'oxygene (eau). Et meme si on savait produire l'hydrogene de facon economique et non polluante, il faudrait transporter une bouteille d'hydrogene sur le porte bagage?
Cet article est ridicule.
Réponse de le 25/03/2013 à 9:40 :
Bonjour,
Vous avez raison, le di-hydrogène est un gaz de synthèse. Il faut le fabriquer en "prélevant" l'hydrogène d'une manière ou d'un autre dans une autre molécule pour faire un gaz "pur". C'est à la fois un gros inconvénient et un gros avantage :
- un inconvénient car produire de l'hydrogène est synonyme de consommation d'énergie. Donc le rendement de la chaîne énergétique totale baisse. Et évidemment, produire du di-hydrogène à partir d'un combustible hydrocarboné comme le gaz naturel ne résout aucun problème.
- un avantage car l'hydrogène est un atome ultra présent sur terre et qu'il y a à notre disposition plusieurs méthodes pour produire le gaz di-hydrogène ce qui rend la chaîne d'approvisionnement très flexible. Le di-hydrogène peut être produit de manière centralisée dans une usine ou très décentralisée dans votre garage.
Il existe des méthodes de production prometteuses qui sont à la fois économiques et non polluantes, comme par exemple par photosynthèse à partir d'algues spécifiques.
Pour le stockage, il y a aussi des techniques très intéressantes et il faut sortir du cliché de "la bouteille sous pression sur le porte bagage".
Bien cordialement.
a écrit le 24/03/2013 à 13:19 :
La seule bonne nouvelle que j'ai pu apprendre depuis des mois... merci
a écrit le 24/03/2013 à 13:06 :
Il est temps après tous ces commentaires de rappeler quelques vérités technologiques :
- L'hydrogène est un vecteur énergétique cela veux dire qu'il nécessite une source primaire d'énergie pour sa production. (Cela étant dit l'essence doit être raffiné avant d'être utilisé et si on arrive au même coûts de production de l'hydrogène que le raffinage c'est gagné pour concurrencer le pétrole)
- BMW a inventé un technique de cryo-compression afin de produire de l'hydrogène en masse a un prix assez compétitif et qui industrialisé pourrait rejoindre rapidement la rentabilité au vu du baril de pétrole à 100$.
- Les piles à combustibles ne rejette que de la vapeur d'eau, pas de CO², pas de méthane pas de pollution résiduelle à l'utilisation, par contre la production est polluante et coute cher.
- Les batteries des voitures électriques sont amenées à terme à toute être des piles à combustible d?où le modèle économique de batterie amovible chez Renault. De cette manière dés que la production ce sera améliorée, on pourra changer les batteries au lithium (lithium qui coûte extrêmement cher et dont les réserves sont extrêmement limitées) par des batteries à hydrogènes.

Il y a tout de même une chose à savoir c'est que le pétrole c'est la fin, la voiture électrique c'est de l'urbain uniquement. Donc sorti de l'hydrogène il n'y a point de salut. Sans cela ce sera probablement la fin de la voiture individuelle dans 15 ans à venir... .
Réponse de le 24/03/2013 à 17:58 :
Les réserves de pétroles sont encore importantes depuis bientôt 20 ans on nous dit que le pic est atteint mais ce pic théorique est déjà dépassé et d'autres sites ont été découverts depuis. Concernant les sources il y en a bien d'autres comme le méthane, la France par ses anciennes mines de charbon est en bonne position pour les réserves, sauf pour la volonté politique. L'H2 n'est pas et ne pourra pas être la seule source de demain.
a écrit le 23/03/2013 à 21:43 :
Je crois surtout que le patron de Pragma industries veut dire que ses concurrents comme Energizer n'ont pas les mêmes moyens financiers que lui. Et, que par conséquent, il ne s'attaquera pas à de gros marchés comme l'automobile, mais à des marchés de niche, tels que le vélo électrique.
a écrit le 23/03/2013 à 19:08 :
??????On remplace des piles au lithium par "des piles à combustibles"?????Sur un vélo????
A mon avis le journaliste n'a pas tout compris.
a écrit le 23/03/2013 à 15:22 :
L'article confond pile à combustible et accumulateur ! Pire il réduit le problème des pile à combustible à un problème de conditionnement, le bobinage étant présenté comme résolvant tous les problèmes ! Je suis halluciné...
a écrit le 23/03/2013 à 13:46 :
Un peu ridicule: comment le simple citoyen pourra remplir sa batteur d'hydrogène à la maison: j'ai un vélo electrique et il fonctionne très bien sans pile à combustible. L'hydogene n'est pas un marche de masse
Par l'ailleurs le chiffre cite par le PDG est faut: c'est le nombre de ventes par an, le stock de vélo électrique est bien plus important
Réponse de le 23/03/2013 à 14:56 :
Un peu de modération envers des idées nouvelles serait bienvenu. Soyez patient, ils vont trouver un moyen pour rendre pratique l'utilisation s'ils veulent qu'on achète.
Réponse de le 23/03/2013 à 15:41 :
J'imagine la réaction de l'arrière arrière grand-père de Torpe lors de l'arrivé du moteur à explosion : "Un peu ridicule : comment le simple citoyen pourra remplir son réservoir avec du pétrole !".
a écrit le 23/03/2013 à 13:16 :
Quand on découvre la pile à combustible, on trouve l?idée géniale et on se demande pourquoi cette solution technique n?est pas aujourd?hui généralisée.
Mais quand on approfondit un peu, on s?aperçoit très vite que cette simplicité apparente cache des difficultés techniques importantes. Certes l?hydrogène est abondant autour de nous mais pour que ce gaz joue son rôle dans une pile à combustible il faut le transformer en ion H+ et cette transformation nécessite l?utilisation de catalyseurs à base de platine coûteux qui limitent fortement encore l?impact de cette technique séduisante.
Que la société Pragma Industries a mis au point des procédés de fabrication innovants adaptés à la fabrication industrielle est un point bien sûr fondamental mais la véritable révolution viendra de la mise au point de catalyseurs de nouvelle génération plus performants et plus accessibles sur le plan économique. Je pense qu?il y a ici un terrain de recherche encore à explorer qui implique des collaborations étroites entre recherche de base, recherche technologique et industrie.
Ceci dit il est clair qu?il faut aider en priorité ce type de petites entreprises et que l?avenir de notre pays dépend de leur réussite ; mais restons conscient des vraies difficultés et des ruptures technologiques qui restent à faire pour gagner la bataille technico-économique dans ce domaine.
Réponse de le 23/03/2013 à 19:03 :
La pile à combustible n'est pas une idée neuve, elle a prouvé son efficacité sur des voitures elle a une mauvaise image l'H2 mais également "une concurrence" agressive du tout électrique. Dans les annés 90 elle a té validé sur un programme européen par une de nos meilleures écoles d'ingénieurs, a elle également dans sa technologie un poids lourd de l'industrie chimique des gaz un français, numéro un mondial, discret mais efficace,qui a développé les stations de remplissage de demain. Il est dommage que l'Etat ne soit pas plus à l'écoute de cette technologie qui sera demain une des composantes des futures propulsions. Beaucoup de belles paroles sur le made in France le politique parle beaucoup mais agit peu en dehors de se déguiser en marin pêcheur.
a écrit le 23/03/2013 à 13:05 :
Un témoignage comme on aimerait plus en lire. Bravo à cette petite structure, à son esprit d'entreprise. Il serait intéressant que La tribune puisse la suivre sur du long terme.
a écrit le 23/03/2013 à 12:33 :
Les militaires dépendent de plus en plus de piles pour leurs équipements, et qui se vident assez vite, il est clair qu'une armée, ayant des piles longue durée à poids égal, perdra moins de temps pour la logistique et gagnera donc un avantage, les américains devraient donc être intéressés et essayer d'attirer cette entreprise chez eux.
a écrit le 23/03/2013 à 12:27 :
La France bouge et bosse.... bravo
A quand l'épargne citoyenne .... pour abonder les fonds du FSI et permettre de réussir le passage à l'industrialisation et la protection des brevets.

cela devrait faire la une des 20h... et ces types devraient recevoir la légion d'honneur.... pas comme les vieux chanteurs gaga, les medias pour seul merite le lechage de botte et les sportifs ( les surpayés)
a écrit le 23/03/2013 à 11:48 :
voilà qui il faut aider, pas des vieilles raffineries surcapacitaires ou des Florange avec leurs dinausores......
a écrit le 23/03/2013 à 11:47 :
Quel bol d'air frais merci. Que dire de ces formations d'ing qui donnent à la France une vraie force, tout le contraire de ces "grandes écoles" ENA, IEP formation principale des troupes politiques de l'irresponsabilité qui ont pout toute action le déclin de la France à contrario des écoles techniques.
a écrit le 23/03/2013 à 11:15 :
Tout simplement "BRAVO!!!!!!! "
a écrit le 23/03/2013 à 10:01 :
Bravo.
Ce genre de chose devrait être aider à 100% par le FSI !!!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :