Logiciels : MaxSea lance une version tablette de son aide à la navigation pour les petits bateaux

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En 2008, MaxSea International a marqué les esprits en lançant la technologie « Time Zero », en fusionnant cartographie, données 3D et photos satellites, ce qui a révolutionné l'univers des équipements de navigation. © MaxSea
En 2008, MaxSea International a marqué les esprits en lançant la technologie « Time Zero », en fusionnant cartographie, données 3D et photos satellites, ce qui a révolutionné l'univers des équipements de navigation. © MaxSea (Crédits : MaxSea)
Ce logiciel conçu au Pays Basque a conquis des milliers de plaisanciers et de marins aux quatre coins de la planète. La moitié des bateaux du Vendée Globe utilise MaxSea. Les plus grands navigateurs : Franck Cammas, Michel Desjoyeaux, Ellen MacArthur, Maud Fontenoy... l'ont choisi.

Architecte naval de formation navigant sur des bateaux de compétition, Brice Pryszo a créé en 1985 MaxSea au Pays Basque avec une idée audacieuse : équiper chaque bateau d'un ordinateur individuel. « C'était très chaotique au début. J'ai démarré sans fonds propres », se souvient-il. Aujourd'hui, la situation a bien changé. MaxSea est leader en Europe et aux Etats-Unis dans le domaine des logiciels de navigation pour la plaisance et les professions de la mer. Son logiciel est disponible en 12 langues et équipe plus de 25 000 bateaux dans le monde. En 2012, la PME, qui emploie 70 personnes, a réalisé 7 millions d'euros de chiffre d'affaires, en croissance de 15%.

Maxsea a inventé Google Earth six mois avant Google...

Pionnier, Brice Pryszo a multiplié les innovations au fil des années : premier affichage des cartes en mode seamless, premier fichier météo numérique reçu à bord, invention de l'affichage en 3D des fonds marins... Et dès 2000, il a su s'exporter en créant une filiale en Amérique du Nord.
En 2006, conscient que cette PME avait un sérieux temps d'avance au niveau technologique, le leader mondial du secteur, Furuno (2 800 personnes, un milliard de dollars de chiffre d'affaires) a acquis 49% du capital de MaxSea. En échange, la société basque s'est vu ouvrir les portes de l'Asie, grâce à un partenariat stratégique. « Actuellement, 50% de notre activité consiste à développer des produits pour Furuno, qui nous considère comme son centre recherche et développement », explique Brice Pryszo. Pour autant, ce patron ne s'endort pas sur ses lauriers et n'a qu'une obsession : innover.

Nouveaux outils

Ainsi, en 2008, MaxSea International a marqué les esprits en lançant la technologie « Time Zero », en fusionnant cartographie, données 3D et photos satellites, ce qui a révolutionné l'univers des équipements de navigation. « Avec Time Zero, on a fait Google Earth six mois avant qu'il n'existe... », rappelle-t-il.
Désormais, MaxSea met le cap vers les éoliennes (surveillance en mer des oiseaux, pirates, etc.) et les nouveaux outils technologiques. Une version inédite pour les tablettes vient d'être lancée pour toucher le marché des « petits » bateaux. Avec une seule idée en tête : garder un temps d'avance sur tous ses concurrents.

 

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