Comment Happyvore veut devenir un poids lourd des steaks et saucisses végétales
Guillaume Fischer
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Happyvore vient de lancer un kit barbecue intégrant saucisses et aiguillettes végétales.
Reuters
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Happyvore vient de lancer un kit barbecue intégrant saucisses et aiguillettes végétales.
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Située à Chevilly en pleine Beauce, à une quinzaine de kilomètres d'Orléans, l'ancienne l'unité de fabrication de blinis du groupe agro-alimentaire Labeyrie, fermée il y a quatre ans, deviendra d'ici quelques mois le nouvel outil de production de viandes végétales d'Happyvore. La société s'adressait jusqu'à présent à des sous-traitants basés en Normandie. Prévus pour être opérationnels début 2023, les bâtiments modernisés, d'une surface de 4500 m2, sont installés sur un terrain de près de deux hectares. « La position centrale du site est d'une part idéale, car proche de notre siège parisien et à équidistance pour la livraison des points de ventes dans l'Hexagone, explique Guillaume Dubois, cofondateur de Happyvore. Nous souhaitions d'autre part acquérir une usine à rénover plutôt qu'à construire afin de limiter l'utilisation des sols. Enfin, le centre Val de Loire, belle région agricole, cultive la totalité des matières premières végétales que nous utilisons. Les circuits courts font partie de l'éthique d'Happyvore ». La douzaine de produits développés par la société, composés notamment de steaks, de saucisses, aiguillettes et de nuggets végétaux, nécessite en premier lieu des protéines végétales. Ces dernières sont issues des pois, du blé, des fèves et du soja. La fabrication intègre en second lieu de l'huile de tournesol ou d'olive, ainsi que des épices comme le piment de Cayenne. Des arômes naturels générés par la fermentation de végétaux complètent enfin les recettes et donnent leur goût carné aux produits.
L'investissement prévu par Happyvore pour sa nouvelle unité de production, d'une capacité prévue à moyen terme de 10 000 tonnes, s'élèvera à quelque 35 millions d'euros que la société vient de lever auprès du groupe technologique Artal conseillé par le fonds américain Invus. Ce nouvel actionnaire entre au capital aux côtés des actionnaires historiques que sont Adrien de Schompré (Sushi Shop) et Philippe Cantet (Jus Innocent) et des deux fondateurs, qui continuent à en détenir la majorité. Outre l'achat du terrain et des bâtiments ainsi que les équipements industriels, Happyvore recrutera par ce biais 100 salariés, dont une trentaine dès l'ouverture du site. Ces effectifs viendront s'ajouter à ceux existant, de l'ordre d'une soixantaine de personnes, dont une part conséquente d'ingénieurs spécialisés dans l'agro-alimentaire.
Guillaume Fischer
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