Le canadien TDG veut monter dans le train européen

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Charles Nadal (au centre), dirigeant de la filiale française de TDG.
Charles Nadal (au centre), dirigeant de la filiale française de TDG. (Crédits : DR)
Le fabricant d'éclairages LED pour le transport ferroviaire, situé à Toronto, part à l'assaut du marché européen depuis sa nouvelle base implantée au sud de Tours.

Installée depuis sept mois à Sainte-Maure-de-Touraine, la division Europe de Transit Design Group (TDG), qui vient d'inaugurer un bâtiment de 900 mètres carrés en présence de ses actionnaires, Robert et Joanna Gagne, peut se targuer d'avoir déjà engrangé plusieurs contrats. Cette PME canadienne spécialisée dans la fabrication des phares, de feux de position et d'éclairages à l'intérieur des trains a remporté un premier marché avec Keolis pour le tramway de Dijon.

TDG a également signé un contrat avec le français Alstom, avec le canadien Bombardier concernant le tramway de Zurich en Suisse, et avec CAF, le constructeur espagnol de matériel ferroviaire. Enfin, TDG s'est positionné sur l'appel d'offres pour High Speed 2, le projet de train à grande vitesse entre Londres et les Midlands qui doit voir le jour d'ici à 2022. En 2020, la division européenne mise ainsi sur un chiffre d'affaires de l'ordre de 10 millions d'euros, dans un marché dominé par le danois Teknoware sur le Vieux Continent.

Une vingtaine d'emplois par an dès 2019

Ni le choix d'implantation à Sainte-Maure-de-Touraine ni le calendrier n'ont été décidés au hasard. D'autres équipementiers comme Socofer, Faiveley Transport, Rustin et Tectronic ont choisi le sud de la Touraine, devenu un noeud ferroviaire depuis plusieurs décennies. TDG a d'ailleurs confié l'installation de son site français à Charles Nadal, ancien vice-président de la Compagnie électrique d'intérieurs de trains (CEIT), basée à Loudun dans la Vienne et liquidée en 2015.

Dev'Up, l'agence économique de la région Centre-Val de Loire a également facilité l'arrivée de TDG. À la clé, la promesse de la création d'une vingtaine d'emplois par an dès 2019 dans un contexte plutôt favorable pour le secteur ferroviaire. Dans l'Hexagone, le chantier du Grand Paris et les voitures supplémentaires commandées en vue des JO de 2024 dans la capitale laissent ainsi augurer un carnet de commandes bien rempli pour les équipementiers.

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