A l'occasion du sommet Choose France, le laboratoire allemand Boehringer Ingelheim vient d'annoncer une nouvelle salve d'investissements dans la santé animale. D'ici à 2030, c'est près d'un demi-milliard d'euros qui devraient ruisseler en France, notamment dans le Rhône. Une annonce qui intervient après plusieurs plans de restructuration.Après l'annonce, fin avril, d'un plan de restructuration mondial de ses activités autour de la santé animale, qui conduira à la fermeture du site rhodanien de Lentilly (127 emplois) d'ici à 2033, le géant allemand pharmaceutique annonce un nouvel investissement d'un demi-milliard d'euros dans l'Hexagone à horizon 2030. Celui-ci a pour but de « renforcer durablement les capacités de R&D et de production du groupe familial en France », précise l'Elysée.
Cet engagement sera fléché plus précisément vers quatre sites de l'entreprise, qui compte 54.500 salariés dans le monde, dont 2.300 en France. Trois sont implantés en Auvergne-Rhône-Alpes - où le groupe possède son siège social -, et le dernier à Toulouse (Occitanie).
L'innovation en ligne de mire
L'investissement majeur, qui représentera la moitié de l'enveloppe globale (soit 250 millions d'euros), bénéficiera à son site rhodanien de Saint-Priest (sud de Lyon), où 600 collaborateurs travaillent déjà au sein du centre de R&D et de production de vaccins vétérinaires. Avec cette somme, l'entreprise entend renforcer la spécialisation du site dans la production d'antigènes vétérinaires destinés à la vaccination des animaux de compagnie et d'élevage. Une activité que le groupe présentait déjà comme « stratégique » et « à forte valeur ajoutée » au printemps dernier.
Son site de Saint-Priest percevra également, conjointement avec le site de Saint-Vulbas (Ain), un apport de 40 millions d'euros afin de renforcer leurs activités de R&D.
Toujours dans cette logique de production de vaccins, le nouveau site de Jonage (Rhône), engagé pendant la crise sanitaire et dédié au développement de produits en « réponse » aux épizooties - et plus particulièrement à la production d'antigènes contre la fièvre aphteuse, ndlr -, se verra octroyer un investissement supplémentaire de 20 millions d'euros, qui s'ajoutera lui-même aux 355 millions d'euros déjà engagés dans ce projet.