Pourquoi Duralex, Mecachrome et Servier taillent dans leurs effectifs
Guillaume Fischer à Tours
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le site Duralex dans Le Loiret devrait changer de main en 2021.
Reuters
Guillaume Fischer à Tours
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le site Duralex dans Le Loiret devrait changer de main en 2021.
Reuters
Le fabricant de l'emblématique verre Gigogne rechute. Duralex, déjà liquidé en 2008, a été placé en redressement judiciaire le 25 septembre par le tribunal de commerce d'Orléans. En cause, un net recul des ventes à l'export suite à la fermeture des frontières due à l'épidémie du Covid 19. Avec 80% de son chiffre d'affaires réalisé à l'export, le verrier loirétain basé à Saint Mesmin (45) a vu ses recettes baisser de façon drastique depuis six mois. Antoine Ioannides, président de Duralex, anticipe un chiffre d'affaires 2020 ramené à 26 millions d'euros au lieu des 39 millions prévus au budget. Le retard d'installation en 2017 du racleur du nouveau four de cuisson par le fournisseur lorrain Industeam, à qui Duralex réclame 9 millions d'euros de dommages et intérêts, contribuerait aussi à la fragilité du verrier. Bénéficiant de six mois d'observation, laps de temps qui sera mis à profit par l'actionnaire actuel, la famille Ioannides, pour trouver de nouveaux investisseurs, l'entreprise affirme conserver pour l'instant ses 250 salariés.
L'équipementier pour l'aéronautique et l'automobile Mecachrome prévoit au contraire de supprimer quelque 306 postes sur deux sites du Centre Val de Loire. L'usine d'Aubigny dans le Cher, spécialisée dans la production de moteurs pour les véhicules Renault de F2 et de F3, Porsche et Ferrari, est la plus touchée avec 160 emplois menacés. Le site et siège social de Mecachrome, basé à Amboise en Indre et Loire et axé sur l'aéronautique, prévoit de se séparer de 108 personnes. Le siège social sera lui transféré à Toulouse début 2021 pour se rapprocher de son client Airbus. « En raison de la baisse drastique du transport aérien voire de l'arrêt des vols continentaux, nous avons perdu environ 40% de nos recettes sur cette partie de notre activité, analyse Christian Cornille, pdg de la société depuis septembre 2019. Le rebond n'est pas attendu avant deux ou trois ans sur l'aérien, ce qui nous conduit à devoir ajuster dès à présent nos charges et notamment la masse salariale ». L'ETI, qui table sur la signature d'un accord de compétitivité avec les syndicats d'ici fin 2020, devrait aussi proposer un plan de départs volontaires ainsi que des périodes de chômage partiel de longue durée. L'objectif est de limiter au maximum les licenciements, assure Christian Cornille.
Guillaume Fischer à Tours
Avec sa nouvelle usine, Giffard mise sur l'essor des boissons sans alcool
Des drones alliés aux véhicules autonomes : l'école Centrale de Nantes expérimente l'industrie du futur
« Le Grand Paris peine à répondre aux objectifs qui lui ont été assignés » : le Plan pousse au big bang fiscal et politique
Après un mois de grève, les salariés de Dumarey exhortent l'État à trouver un repreneur