Spartha Medical invente un spray anti-Covid

 |   |  593  mots
Le chercheur strasbourgeois Philippe Lavalle, dans son laboratoire de l'Inserm.
Le chercheur strasbourgeois Philippe Lavalle, dans son laboratoire de l'Inserm. (Crédits : O.Mirguet)
Les applications potentielles sont multiples, des implants médicaux jusqu'au spray nasal.

L'approche du chimiste qui consiste à casser les protéines de surface est un process générique et reconnu. C'est devenu l'exercice favori de l'équipe emmenée par Philippe Lavalle, directeur de recherches à l'Inserm et co-fondateur de Spartha Medical, qui procède depuis 2016 à la mise au point d'un revêtement antibactérien à base de biopolymères. Son objectif initial : le traitement des implants orthopédiques.

Mais Spartha Medical s'est réorientée dans l'urgence en mars 2020. La jeune entreprise focalise désormais ses recherches sur le coronavirus. "Nous nous sommes rendus compte que nos revêtements possédaient aussi des propriétés antivirales", déclare Philippe Lavalle. L'attribution par l'Agence nationale de recherche (ANR) d'une aide de 200 000 euros, versée immédiatement, permettra d'accélérer cette nouvelle orientation. En association avec un second laboratoire de l'Inserm spécialisé en virologie, Spartha Medical aura validé cet été les capacités antivirales de son process baptisé TerminAmid. Les travaux seront accompagnés par l'institut Carnot MICA, un réseau de recherche publique spécialisé dans applications des matériaux pour divers secteurs dont l'automobile, le spatial, l'environnement et la santé.

Soutiens publics

Spartha Medical n'a démarré son existence juridique qu'en novembre 2019, accueillie par l'incubateur public régional Semia avec les concours de la BPI (250 000 euros) et de la bourse régionale des start-ups (30 000 euros). "Entre 5 % et 10 % des implants vont s'infecter. Nous proposons une solution préventive, cela reste le coeur de notre métier", indique Philippe Lavalle. Les industriels fabricants d'implants dentaires ou orthopédiques seront les premiers clients adressés. Spartha Medical ciblera aussi des groupes pharmaceutiques (Hartmann, Urgo, Fabre) spécialistes du traitement des plaies. "Les canules de trachéotomie constituent des portes d'entrée pour les infections", rappelle Philippe Lavalle.

Le coronavirus ouvre à cette start-up strasbourgeoise (6 salariés) des débouchés supplémentaires inattendus. "Les responsables de la réanimation des hôpitaux de Strasbourg nous demandé ce que nous pouvions faire face au problème des antibiotiques qui ne fonctionnent plus. Nos revêtements biopolymères ne sont pas des antibiotiques. Nous ne serons peut-être pas prêts pour le Covid 19, mais nous serons sur le marché d'ici deux ou trois ans si...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/04/2020 à 22:27 :
Aucun intérêt dans l'immédiat, l'article comme le produit.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :