Eurasanté réfléchit actuellement à la création d'un incubateur dédié à la vieillesse d'ici 2021 : le pôle d'excellence santé lillois accompagne aujourd'hui 20 projets de start-up dédiés à la silver économie. Sachant qu'il y en a presque autant dans les starting-blocks.« Les projets liés à l'autonomie des personnes ont un fort besoin d'expérimentation et de co-construction avec leurs utilisateurs potentiels », a souligné Etienne Vervaecke, directeur général d'Eurasanté. « Pour les porteurs de ces projets, qui sont quatre à cinq fois plus élevés qu'il y a quelques années, l'accès aux établissements de soins pour pouvoir tester leurs produits et services est particulièrement contraignant, a fortiori depuis le début de la crise sanitaire. »
Eurasanté pourrait à la fois proposer de l'incubation et de l'accélération, sachant que les créations bénéficieraient de l'écosystème déjà très fertile constitué par Eurasanté, et notamment un réseau réunissant des Ehpad, des résidences autonomie et des services d'aide à domicile. En tant qu'agence régionale de développement économique des entreprises de santé, Eurasanté a également un solide carnet d'adresses puisqu'il organise depuis 2015, avec le soutien de la Région Hauts-de-France, de la Métropole européenne de Lille et de la Carsat Hauts-de-France (Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail) l'appel à projets « Silver Surfer ».
Lille accueille également depuis cinq ans déjà le salon AgeingFit, « une offre évènementielle autour de la silver economy car toujours plus de personnes sont en recherche de solution face à l'âge », poursuit le représentant du GIE. « Nous attendons beaucoup également de la création d'une cinquième branche de la Sécu pour couvrir les risques liés à la perte d'autonomie des personnes âgées », précise-t-il.
Premier incubateur français
Eurasanté vient en outre de rejoindre la branche française du réseau européen EIT Health "en tant que partenaire network ». En France, EIT Health travaille avec une quarantaine d'acteurs de l'industrie pharmaceutique et de la medtech, des centres de recherche mais aussi des hôpitaux, des clusters et des living labs, avec l'objectif de "dépasser la fragmentation du marché européen de la santé".
Gaëtane Deljurie, à Lille