Roubaix, territoire zéro déchet : quel bilan ?

 |   |  961  mots
À Roubaix, le maire ex-LR Guillaume Delbar a initié un projet quasiment unique en France.
À Roubaix, le maire ex-LR Guillaume Delbar a initié un projet quasiment unique en France. (Crédits : DR)
Avec des statistiques peu enviables s'agissant du chômage, de la pauvreté, ou de la délinquance... la ville ne brille pas dans les classements. Et pourtant, sans en avoir les compétences a priori, elle s'est lancée en 2014 dans une initiative quasiment unique en France : le zéro déchet.

C'est une initiative quasiment unique en France : Roubaix a mis en place depuis 2014 une stratégie zéro déchet... même si la municipalité ne possède pas cette compétence. L'objectif était d'abord de répondre au besoin criant de propreté dans les rues de la ville, en agissant à la source. Petit à petit, le message s'est transformé en marketing territorial, attirant tout un écosystème économique.

Tout d'abord, un triste constat: Avec 30% de chômage (contre 8,8% à l'échelle nationale), 46% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté (avec moins de 960 euros par mois),  un taux de délinquance qui a amené cette année à mettre en place une police de sécurité du quotidien dans le quartier de l'Alma sans oublier les dépôts clandestins quotidiens qui entraînent 1.000 PV chaque année, la ville ne brille pas dans les classements. C'est pourquoi la nouvelle majorité à Roubaix de Guillaume Delbar (ex-LR) a tenu à mettre la sécurité, la propreté et l'emploi au coeur de ses préoccupations. Elle poursuit et amplifie ainsi l'immense chantier de la propreté déjà exploré par les précédentes mandatures. Avec un projet de taille : le  Zéro Déchet.

En un an, le poids des déchets résiduels réduits par quatre

Tout est parti d'un appel à projets lancé en 2014 par le ministère de l'Écologie. Depuis, 500 familles sont inscrites chaque année dans la démarche, avec un accompagnement et un suivi régulier pour éviter de produire trop de déchets. Résultat : après un an, le poids des déchets résiduels des familles concernées est quatre fois inférieur à la moyenne roubaisienne. « Et nous avons observé une hausse de pouvoir d'achat des ménages, grâce aux économies réalisées, de l'ordre de 1000 euros par an », se réjouit le maire.

« Sur ces 500 familles, 100 d'entre elles sont renouvelées chaque année, ce qui représente 1.500 personnes engagées dans le zéro déchet soit 1,5 % de la population : nous misons sur le fait que l'action d'une personne en touche sept autres », commente Alexandre Garcin, adjoint au maire chargé du développement durable, dont le nouvel objectif est d'accompagner désormais 1 000 familles par an.

L'expérience étendue aux cantines scolaires

Pour lui, le développement de l'opération repose sur une diffusion en trois temps : « Nous aurons toujours des "early adopters" qui vont se lancer avant les autres, puis des "suiveurs", et enfin ceux qui n'auront pas...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/10/2019 à 15:15 :
Quand l'UE va tomber aussi bas que Roubaix, et nos mégas riches travaillent vite à cela, il faudra bien aussi qu'elle se mette enfin à réfléchir et chercher des solutions... qui fonctionnent.

Bravo à eux même s'il n'est pas étonnant que ce soient chez ceux qui ont le moins que l'on y ai le plus d'idées et de dynamisme.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :