Pour accompagner les élus et décideurs dans la conception de politiques publiques innovantes et responsables, l’agglomération Paris-Saclay (Essonne) ainsi que l’université Paris-Saclay et l’Institut polytechnique de Paris lancent, ce mercredi, le « premier comité éthique et scientifique territorial de France ».EXCLUSIF. Intelligence artificielle, dérèglement climatique, crise énergétique... La transition écologique et la transformation numérique changent déjà les habitudes des Français. Elles bousculent désormais les élus locaux, pressés par leurs administrés d'y faire face, ainsi que les établissements d'enseignement supérieur, en première ligne dans la transmission des savoirs.
Le « premier comité éthique et scientifique territorial de France »
Aussi, plutôt que de subir ces changements irréversibles, une collectivité, une université et une grande école ont-elles décidé de s'unir. Selon nos informations, l'agglomération Paris-Saclay (Essonne) ainsi que l'université Paris-Saclay et l'Institut Polytechnique de Paris (16 000 chercheurs et 300 labos) lanceront, ce mercredi, l'autoproclamé « premier comité éthique et scientifique territorial de France ».
« Ce comité répond à un besoin urgent et partagé : accompagner les transitions majeures avec méthode, indépendance et ouverture en s'appuyant sur l'éthique, la science et l'intérêt général pour servir le bien commun et renforcer la confiance des citoyens », confirme, à La Tribune, Grégoire de Lasteyrie, maire (Horizons) de Palaiseau (Essonne) et président de l'agglomération Paris-Saclay.
Concrètement, ce comité, qui sera présidé par l'ex-ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Sylvie Retailleau et ancienne présidente de l'université Paris-Saclay, se fixe l'objectif d'« accompagner les élus et décideurs dans la conception de politiques publiques innovantes et responsables ».