Nicolas Sarkozy : "le Grand Paris, ce n'est pas une dépense, c'est une recette"
Patrick Cappelli
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« Pour moi, le Grand Paris, c'est une ambition et une vision. Mais quand je l'ai lancé, les sceptiques, les critiques, les moqueurs étaient bien plus nombreux que ceux qui y croyaient. Or, c'est peut-être la réalisation la plus importante de mon quinquennat » a rappelé l'ancien Président de la république Nicolas Sarkozy, venu prononcer un discours à l'invitation de La Tribune et des Notaires et des Acteurs du Grand Paris. En 2007, frappé qu'il n'y ait plus de grands chantiers structurants depuis les années 60, Nicolas Sarkozy y voit « une erreur historique face aux autres métropoles mondiales qui se transformaient ». Puis la crise économique est arrivée, la dette a explosé et l'économie est devenue exsangue. « Je me suis dit : il est temps de donner une existence au Grand Paris ».
Favorable malgré la controverse à la construction de la Tour Triangle et à l'extension de Roland Garros, Nicolas Sarkozy « croit aux grands projets car on ne fait pas rêver sur un quotidien commun, lassant et ennuyeux ». Et il imagine un futur où un Grand Marseille, un Grand Lyon et un Grand Lille rejoindraient le Grand Paris qu'il a voulu. « Marseille, par exemple, peut devenir la capitale culturelle de la Méditerranée » estime l'ancien Président. Avec des taux d'intérêts au plus bas, voire négatifs, c'est pour lui le moment de s'endetter pour créer les nouveaux moteurs de la croissance. Or, limiter l'ampleur du chantier du Grand Paris pour des raisons budgétaires serait « trahir son ambition et sa philosophie ». Plus pernicieux encore qu'une coupe franche, l'étalement du calendrier est l'autre danger qui menace son grand oeuvre : « allez-vous attendre que les taux d'intérêts remontent ? Ça n'a pas de sens » martèle Nicolas Sarkozy pour qui « le Grand Paris, ce n'est pas une dépense, c'est une recette ».
À fond pour « les Jeux Olympiques - et le Tour de France et les sapins de Noël - », petite pique en passant aux nouveaux maires écologistes, l'ancien Président y voit une occasion de terminer le chantier dans les temps, et pas deux ans après les JO pour certaines lignes de métro. Enfin, Nicolas Sarkozy a abordé la question du beau dans l'architecture, domaine qui le passionne : « le beau est subjectif, je le vois tous les jours dans le regard de ma femme (rires). Ce n'est pas pour ça qu'il n'existe pas ».
Patrick Cappelli
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