Les logiciels de Neotic ont fait entrer les agriculteurs dans le XXIe siècle

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Son progiciel vedette Agreo se décline en sept solutions informatiques distinctes accessibles via le net et destinées à répondre aux problématiques de gestion technique des différentes filières : agriculteurs/éleveurs, vins & spiritueux, agro-fournisseurs, collecteurs, établissements semenciers, etc. © DR
Son progiciel vedette Agreo se décline en sept solutions informatiques distinctes accessibles via le net et destinées à répondre aux problématiques de gestion technique des différentes filières : agriculteurs/éleveurs, vins & spiritueux, agro-fournisseurs, collecteurs, établissements semenciers, etc. © DR (Crédits : DR)
La PME basée à Montpellier est devenue en une douzaine d'années le leader français dans l'édition de progiciels pour toute la filière agricole et l'agro-industrie. Elle consacre 15 % de son chiffre d'affaires à la R&D.

Comment mettre les nouvelles technologies de l'information et de la communication au service du savoir-faire agronomique pour permettre aux cultivateurs français de vivre leur révolution numérique ? C'est tout l'objet de Neotic, un éditeur de progiciels créé en 2011 à Montpellier par quatre étudiants. La PME d'une cinquantaine de salariés a ainsi mis au point Agreo, une plateforme qui se décline en sept solutions informatiques distinctes accessibles via le net et destinées à répondre aux problématiques de gestion technique des différentes filières : agriculteurs/éleveurs, vins & spiritueux, agro-fournisseurs, collecteurs, établissements semenciers, agro-industriels, associations de gestion comptable. De quoi inciter les paysans à jeter par-dessus la haie, crayons, calepins et logiciels sans ergonomie pour gérer leur exploitation.
Douze ans après sa création en 2001, la PME est leader sur un marché qu'elle a largement contribué à créer. Son logiciel a été adopté par quelque 35 000 agriculteurs (20 000 en France) dans plus de 10 pays, 75 % des coopératives, 65 % du négoce et des majors de l'alimentation (tels Bonduelle, Danone, Andros, etc.).

Croissance de 40 % par an

En 2012, la société, qui connaît depuis 10 ans une croissance annuelle de 40%, a enregistré un chiffre d'affaires d'environ 10 millions d'euros, selon Stéphane Marcel, son dirigeant. La PME dont les logiciels doivent sans cesse être adaptés pour tenir compte des nouvelles réglementations (eau, environnement mesures sanitaires, etc.) consacre 15% de son CA à R&D.
En mai 2012, Neotic s'est rapproché de Ma Ferme, éditeur de de progiciels sur Internet pour le monde agricole, situé à Châlons-en Champagne (Marne), avant d'absorber S2Bvisio son principal concurrent. « Nous développons des solutions innovantes permettant le pilotage sanitaire dans le monde de la production animale. Nous assurons la traçabilité, un élément devenu déterminant, cheval de bataille des agriculteurs et de leurs clients », explique Stéphane Marcel (maîtrise de biologie à l'Université Montpellier 2 et ingénieur agronome à Supagro), le directeur général de ce nouveau groupe Neotic-Ma Ferme et instigateur, avec trois copains étudiants, de cette aventure entrepreneuriale.

 

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Commentaires
a écrit le 18/05/2013 à 18:10 :
Ce qui m'étonne le plus est que seulement 15% soient consacrés a de la R&D.. A part développer du logiciel, ca fait quoi une boite de logiciel ? Des procès a tous ses concurrents, comme Microsoft et Apple ?
Réponse de le 19/05/2013 à 2:15 :
intervention inutile
Réponse de le 19/05/2013 à 9:12 :
http://www.macgeneration.com/news/voir/220092/apple-et-son-petit-budget-r-d
Donne quelques ratios de r&d :
Microsoft : 13%
Google: 14%
Qui sont au passage parmi les plus élevés !
15% pour une petite structure en forte croissance, c'est bien

Réponse de le 21/05/2013 à 9:52 :
Il faut aussi une part du CA pour les locaux, l'administratif, les commerciaux, ... Il y a peu de boites qui font autant en France et on aurait beaucoup moins d'ennuis à long terme si toutes les boîtes s'y mettaient.

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