Alimentation des data centers, décarbonation de l'industrie, massification des énergies renouvelables : portés par l'objectif de neutralité carbone fixé à 2050 et la volatilité des prix du gaz et des hydrocarbures, les projets de raccordements au réseau électrique français se multiplient ces dernières années. Et viennent s'ajouter aux deux autres grands chantiers - la modernisation du réseau et son adaptation au changement climatique- qui contribuent, ensemble, à ce que RTE qualifie de « troisième transformation du réseau » (après le nucléaire).
Des enjeux, garants de la souveraineté française, qui poussent le gestionnaire du réseau français à investir fortement dans les territoires. En Auvergne-Rhône-Alpes, où 22% de l’électricité hexagonale est produite, l’investissement devrait se porter à 1,5 milliard d’euros d’ici à 2030, avance François Chaumont, délégué régional RTE. Toutes activités confondues : changement des lignes, raccordement, etc. L'an dernier, c'est une enveloppe de 226,7 millions d'euros (renouvellement, raccordement, etc.) qui a été fléchée dans la région.
L’électrification des usages -qui fait l’objet d’un plan qui a été présenté par le ministre de l’Economie fin avril- doit s'accélérer Aujourd'hui, l'électricité ne représente que 25% de la part d'énergie consommée en France contre 60% liée au pétrole et au gaz. D'ici à 2050, le taux d'électricité envisagé par RTE dans la consommation globale approcherait les 55% avec un palier intermédiaire compris entre 40 et 45% en 2035. Or, cette bascule passera par le développement des parcs d'énergie renouvelable, l'électrification des industries mais aussi la réduction de la consommation globale d'énergie dans une logique d'efficacité énergétique.