Entreprises : et si l’Europe n’était pas une contrainte, mais un atout ?

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L'Europe, frein ou atout pour le business ? © Rémi Benoit
L'Europe, frein ou atout pour le business ? © Rémi Benoit (Crédits : Rémi Benoit)
Parfois considérée comme un frein par les chefs d’entreprise, l’Europe peut devenir un véritable atout dans l’émergence et le développement de leaders économiques mondiaux. À condition de connaître les usages et les subtilités du fonctionnement de l’Union. C’est le thème du débat d’ouverture du Sommet Économique du Grand Sud, organisé le 8 avril prochain à Toulouse par Objectif News, avec La Tribune et Objectif Aquitaine.

Le débat s'annonce riche, et sans doute animé. Nombreux sont en effet les chefs d'entreprise à ne voir dans l'Europe qu'une machine à contraintes, un système centralisateur, éloigné des réalités quotidiennes, source de complexités et de lourdeurs administratives. Mais cette Europe tant décriée ne pourrait-elle pas devenir, au contraire, un atout de business pour les entreprises ? C'est tout l'enjeu du débat organisé par Objectif News, avec La Tribune et Objectif Aquitaine, le 8 avril prochain dès 9 heures, au Centre de Congrès Pierre Baudis, dans le cadre du Sommet Économique du Grand Sud.

L'Europe, des fonds et un marché

Les outils qui pourraient permettre au Grand Sud de voir naître et croître les champions économiques de demain, à l'image de l'incontournable Airbus, symbole d'une Europe qui gagne, sont déjà là. Reste à savoir les saisir et les utiliser.

Pour la seule région Midi-Pyrénées, plus de 130.000 projets ont été soutenus au cours des six dernières années par les fonds structurels européens (Feder, Feader et FSE), correspondant à un investissement de l'Union européenne de plus de 1,4 milliard d'euros.

Une enveloppe de 1,9 Md€ pour la période 2014-2020

Une enveloppe qui devrait atteindre 1,9 milliard d'euros pour la période 2014-2020. S'ajoutent à cela les multiples projets collaboratifs européens, qui permettent aux entreprises, là encore, de bénéficier de financements. Le nouveau programme européen de financement de la recherche et de l'innovation, Horizon 2020, est ainsi doté de 79 milliards d'euros à l'échelle communautaire pour les six années à venir.

Par ailleurs, l'Europe est et reste un marché privilégié pour les entreprises du Grand Sud : 76 % des exportations de Midi-Pyrénées et 80 % des exportations aquitaines se dirigent ainsi vers les pays européens.

Comment en profiter ?

Restent cependant des interrogations. Qui détermine véritablement la stratégie industrielle de l'Europe ? Comment financer son développement à l'export ? Comment intégrer un projet collaboratif européen ? Quels sont les obstacles à affronter ? Quels blocages faut-il lever ? Quels types d'acteurs peuvent être mobilisés ? Comment mener de véritables actions de lobbying à Bruxelles pour faire entendre sa voix ? Comment l'Europe peut-elle se réformer pour se rapprocher des attentes réelles du monde économique ? L'Europe attire-t-elle toujours les investisseurs étrangers, ou fait-elle peur ?

Des intervenants prestigieux

Le débat verra intervenir Yoann Barbey, directeur de l'Innovation et du Développement de la société Sterela, Didier Cujives, président de Midi-Pyrénées Europe, Michael Ehmann, président de la société Nataïs, Bernard Farges, président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux, Michel Gardel, vice-président en charge des affaires extérieures de Toyota Motor Europe, Denis Laplane, directeur de la Clientèle Entreprises de la Banque de Détail de BNP Paribas en France, et Agnès Paillard, présidente du pôle de compétitivité Aerospace Valley et présidente du conseil d'administration de l'Inpi.

Avec également la participation de deux économistes - Pierre-André Buigues, professeur à Toulouse Business School (TBS), et Marc Ivaldi, directeur de recherche à Toulouse School of Economics (TSE) - et le témoignage de Michel Bossi, président de la commission Affaires européennes de la CCI Midi-Pyrénées, Robin Calot, directeur régional Sud-Ouest de Global Approach Consulting, et René Chelle, président de la société AB7 Industries.

EN SAVOIR PLUS :

Renseignements et inscriptions : cliquer ici

Retrouvez le Sommet Économique du Grand Sud sur twitter #Someco14 @objectifnews

 

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Commentaires
a écrit le 29/03/2014 à 8:22 :
Si l'Europe avait des atouts cela se saurai et on ne se poserai pas la question!
a écrit le 28/03/2014 à 16:49 :
C'est vrai que depuis le temps, les principaux intéressés l'auraient déjà constaté et ne se poseraient plus la question!
a écrit le 28/03/2014 à 9:05 :
si c'était un atout, ça se saurait depuis longtemps ,et la question n'aurait pas à être posée. Cette europe est la plus gigantesque couillonnade de notre époque ,créatrice d'inflation ;destructrice d'emploi ,gaspillage d'argent public, due à la " compétence " de ceux qui prétendent la diriger.Les journalistes sentant venir l'inéluctable déculottée aux prochaines européennes commencent déjà à nous servir du flan.
Réponse de le 29/03/2014 à 13:56 :
L'Europe n'est pas une couillonnade pour tous le monde... Les riche du patronat et du gouvernement se servent tous les jours sur le dos des travailleurs, et ferme les entreprises des pays les plus riches en acceptant des pays pauvres. Cela pour que les pays riches remonte es pays pauvres tout en bénéficient la main d’œuvre des pays pauvres. Une fois le pays pauvre remonté, soit ils délocalise dans un nouveau soit il exclus le pays... Mais heureusement la crise nous ouvre les yeux et ils arrivent a la fin de cette mascarade (pb de la Grèce et du Portugal)
Réponse de le 30/03/2014 à 10:25 :
toi y en a parlé charabia ???
Réponse de le 30/03/2014 à 12:09 :
très lucide conclusion, rien à rajouter !!
a écrit le 28/03/2014 à 8:07 :
Quand les "européistes" veulent vendre "leur" Europe alors que les professionnels de la vente n'y voient pas (aucun?) d'avantage, c'est qu'il y a comme un problème! Et même un gros problème!

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