Le remplacement de la porte amont de la forme Joubert marque le lancement de l’un des plus importants projets de modernisation du patrimoine portuaire nazairien depuis près de quinze ans. Avec près de trois ans de travaux, le chantier vise à garantir le fonctionnement d’une infrastructure vitale pour les activités maritimes et industrielles du territoire.
À Saint-Nazaire, peu d’ouvrages concentrent autant d’enjeux que la forme-écluse Joubert. Mise en service dans les années 1930 pour accueillir le paquebot Normandie, cette infrastructure de 350 mètres de long pour 50 mètres de large permet aujourd’hui l’accès au bassin de Penhoët et constitue un outil industriel majeur.
La forme Joubert accueille aussi bien des bâtiments militaires que les paquebots construits par les Chantiers de l’Atlantique. Elle joue également un rôle clé dans le développement de la filière de l’éolien en mer grâce à ses dimensions adaptées à l’assemblage d’équipements de très grande taille.
Piloté par Nantes Saint-Nazaire Port en tant que maître d'ouvrage, le chantier de remplacement de la porte a été confiée à l'entreprise Matière. (Crédits : Florence FALVY)
« C’est un site stratégique car il constitue le principal accès au bassin de Penhoët et un outil essentiel pour les industriels du territoire. C’est aussi une zone de refuge importante : en cas d’incident ou de navire en difficulté, les bâtiments peuvent y être mis en sécurité », souligne Alban Frey, chargé des opérations à Nantes Saint-Nazaire Port, lors d’un échange avec La Tribune ce jeudi 9 juillet.
Son maintien en fonctionnement est donc vital pour Saint-Nazaire, pour son port et pour l’ensemble de l’écosystème maritime et portuaire.
Cette opération représente un investissement de 40 millions d’euros, cofinancé par l’État (8,07 millions d’euros), la Région (6 millions d’euros), l’Europe (10 millions d’euros) et les collectivités territoriales (près de 16 millions d’euros).
Une porte âgée de près de 80 ans devenue trop fragile
La porte amont actuellement en service date de 1947. Soumise à des décennies d’exploitation intensive, elle présente aujourd’hui un niveau d’usure important.