Lille : le Saint-So Bazaar, futur lieu de l'économie créative

D'ici fin 2020, 5.000 mètres carrés du bâtiment B de l'ancienne halle de marchandises de la gare Saint-Sauveur, à Lille, deviendra un espace dédié à l'économie créative.
L'endroit, jusqu'ici abandonné, reprendra vie en 2020 avec la venue d'artistes, d'artisans et de designers.
L'endroit, jusqu'ici abandonné, reprendra vie en 2020 avec la venue d'artistes, d'artisans et de designers. (Crédits : DR)

800 m² d'ateliers partagés de production, 245 m² d'espaces de travail nomade gratuits, 2.300 m² d'espaces de bureaux et salles de réunion, 835 m² de lieux de vie en commun, 1.120 m² d'extérieurs : en 2020, l'ancienne halle de marchandises de la gare Saint-Sauveur, jusqu'ici abandonnée, reprendra vie grâce à Smart, une coopérative de travail européenne qui vient d'inaugurer la Halle Tropisme à Montpellier, et initiativesEtcité, un cluster d'entreprises du développement local.

Bâtiment d'expérimentation

Lauréats parmi une trentaine de projets d'un appel à manifestation d'intérêt lancé par la ville de Lille fin 2016, les deux structures doivent relever un énorme défi : devenir dès l'année prochaine un bâtiment démonstrateur et d'expérimentation, « vitrine des nouveaux modes de travail », s'ouvrir à un morceau de ville en cours de construction et s'articuler avec le quartier populaire de Moulins, tout en étant connecté à l'événement de Lille Capitale mondiale du design.

Le futur Saint-So Bazaar souhaite se positionner sur le créneau des « créatifs » :

« Nous avons déjà beaucoup de demandes : nous mettrons en place un appel à candidature dès septembre prochain afin que chaque candidat puisse expliquer ce qu'il souhaite apporter au projet », souligne Caroline Senez, chef de projet Saint-So Bazaar, qui estime que près de 300 personnes pourraient s'installer dans le futur bâtiment. « Nous allons être particulièrement attentifs à créer une alchimie entre les locataires. »

Accordé avec un bail emphytéotique de 25 ans, le projet va nécessiter un investissement de 8,5 millions d'euros cofinancés à 50% par des fonds publics (Ville de Lille, Métropole européenne de Lille, Région Hauts-de-France et Union Européenne), le reste étant apporté par la SAS Saint-So Immo constituée entre Smart et initiativesETcité, Smart apportant 1 million de fonds propres et de l'emprunt bancaire.

« Nous réfléchissons actuellement à la possibilité de prendre des personnes en résidence pour fabriquer le mobilier du reste du bâtiment. » Les premiers artistes, artisans et designers pourraient donc commencer à s'installer dès juillet prochain.

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