Le Havre-Rouen-Paris : Stéphane Raison, redresseur de ports ?
Nathalie Jourdan, à Rouen
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Stéphane Raison.
CAPA/Port de Dunkerque
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Stéphane Raison.
CAPA/Port de Dunkerque
Sa nomination a été annoncée presqu'en catimini par deux communiqués successifs des ministères de la mer et de la transition écologique, juste avant le deuxième confinement. Confirmé officiellement par Jean Castex début novembre, Stéphane Raison a pris ses quartiers le 16 avec pour mission de finaliser la fusion des trois grandes places portuaires qui ponctuent la Seine depuis l'amont de la capitale jusqu'à l'estuaire. A compter du 1er juin, les ports du Havre, de Rouen et de Paris seront pilotés depuis un seul et unique établissement public portuaire baptisé Haropa du nom du GIE qui avait été créé en 2012 dans l'espoir (déçu) de favoriser le re-décollage.
Le choix de l'ex patron du port du Nord n'est pas à proprement parler une surprise pour les portuaires où ce gros travailleur, que l'on dit peu soucieux de son plan de carrière, s'est taillé une réputation en acier trempé. " Il a fait l'unanimité dans ses fonctions de directeur à Dunkerque comme à la Réunion ce qui est rare dans ce milieu " souligne un fin connaisseur. Il est vrai que l'intéressé affiche un bilan sans tâche. " Stéphane Raison, le départ de l'homme qui valait trois milliards " titrait il y a quelques jours la Voix du Nord. Allusion aux investissements drainés sur les terminaux.
Nommé en 2014, l'ingénieur des Ponts peut se flatter d'avoir propulsé la place nordiste de la seconde à la première division au point de susciter un peu d'irritation au Havre où sa progression remarquable sur le trafic des conteneurs (+ 45 % entre 2013 et 2018) faisait des envieux. " Le port a connu ces dernières années une forte hausse de son trafic et un développement important des implantations industrielles " se plait d'ailleurs à rappeler le communiqué des ministères annonçant sa nomination. Les plus attentifs se souviennent aussi que c'est depuis Dunkerque qu'Edouard Philippe, alors premier ministre, avait scellé le destin d'Haropa à l'automne 2018. Une forme d'adoubement avant l'heure ?
Nathalie Jourdan, à Rouen
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