Orléans aura enfin ses grandes écoles en 2020

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En accueillant des étudiants, Orléans veut rajeunir son image et ne plus être réduite à ses sites d'exception (Hôtel Dupanloup).
En accueillant des étudiants, Orléans veut rajeunir son image et ne plus être réduite à ses sites d'exception (Hôtel Dupanloup). (Crédits : DR)
L'ISCP, Agro Paris Tech et l'ESTP ouvriront un campus entre 2019 et 2020 dans la métropole. Une arrivée facilitée par la récente création de la Fondation Orléans.

Le déficit chronique d'établissements supérieurs de formation dans la préfecture de la région Centre-Val de Loire est en passe d'être comblé. Peu attractive avec seulement trois écoles de niveau intermédiaire (Polytech, L'ESCEM et L'ESAD), Orléans pourra ajouter dès septembre l'Institut supérieur de commerce de Paris à sa carte de visite universitaire. Membre de la conférence des grandes écoles, l'ISCP sera suivi en 2020 par deux autres établissements prestigieux.

Agro Paris Tech et l'École spéciale des travaux publics décentraliseront aussi un campus à Orléans. Accueillis sur 6.000 mètres carrés au sein de l'ancien collège Anatole Bailly, en cours de rénovation, ce sont au total 1.000 étudiants qui arriveront d'ici deux ans en centre-ville. Outre la montée en gamme de l'offre de formation, la cité d'Olivier Carré vise également le rajeunissement de son image. Les étudiants étant aujourd'hui basés sur le campus de la Source, Orléans était jusqu'à présent exclu du statut flatteur de ville estudiantine.

Associer les entreprises et les collectivités

Cette nouvelle dynamique est concomitante au lancement, le 20 février, de la Fondation territoriale Orléans. Objectif : associer les entreprises et les collectivités dans des projets d'intérêt public faisant rayonner le territoire. Parmi les cinq qui ont été retenus en 2019, figure donc le projet grandes écoles.

Le sourcing futur de cadres qui en seront issus est un atout vanté auprès des entreprises pour financer la Fondation. Dotée d'un budget de 300.000 euros pour son premier exercice, la Fondation Orléans a pu compter sur les fonds de la mairie, d'EDF, de Thélem assurances et du Crédit Mutuel du centre. Un budget qui devrait doubler à court terme tant la responsabilité sociale des entreprises se généralise, selon Laurent Fesneau, directeur de la Fondation et ancien patron de la société Transactiv.

Sur la douzaine de fondations territoriales fonctionnant en France, celle d'Orléans est la seule à être gouvernée par deux représentants du monde économique, Jean Paul Combémorel, directeur régional d'EDF, assurant la présidence.

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