• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
RégionsRégion Sud - Marseille

Le safran, or rouge provençal à 30 000 euros le kilo

Marie-Amal Bizalion. Correspondante à Marseille. Meridien Mag

Publié le 26 juillet 2012 à 16:43 - Mis à jour le 26 juillet 2012 à 16:44

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « Arrêt total et définitif » : des centaines de milliers de stations météo obsolètes en France malgré leur bon état

  • 6

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
C'est une épice aux caractéristiques plus proches de certains métaux que de celles d'un produit agricole. Il est rare et précieux comme l'or mais deux fois plus cher. Sa poudre est rouge comme le cuivre ce qui lui vaut le surnom d'or rouge. Coûteux en main d'œuvre mais nécessitant un faible investissement au départ, garantissant un développement rapide, assurant une rentabilité des produits transformés, offrant de nombreux débouchés, il suscite depuis quelques années un formidable engouement. En...

Dans les années 1990, les safranières françaises se comptaient sur les doigts d'une main. Aujourd'hui, elles sont plusieurs centaines, dont environ 90 en Paca. Un juste retour au pays qui récoltait par tonnes le safran jusqu'à la Révolution. Deux fois plus cher que l'or, trois fois plus que le caviar, le stigmate se négocie entre 25 et 40 000 ¬ le kilo, d'où son surnom d'or rouge. Un prix justifié par une récolte manuelle : Il faut 200 000 fleurs de Crocus sativus pour obtenir 1 kg de filaments, les pistils, si concentrés en goût qu'un seul gramme traité dans les règles de l'art peut régaler 60 convives. Pour cela, il faut les couper manuellement, un à un, et compter en moyenne une heure pour cueillir 2 000 fleurs et 5 heures pour en récupérer les filaments. Mais à quelque 3 000 euros les 100 grammes de safran séché, ça vaut le coup de "bêcher".

La safran d'importation est moins cher, mais de (beaucoup) moindre qualité

"Notre jeune filière se porte si bien que la concurrence devient menaçante. La vente individuelle rencontre déjà ses limites, résume Daniel Vaslin, président de l'association Safran Provence. Notre future coopérative permettra de contrôler la qualité, de proposer un prix unique raisonnable et de fournir de plus grandes quantités". Les safraniers provençaux sont unanimes : la demande est réelle et loin d'être comblée. Mais elle est « polluée » par un safran d'importation trois fois moins cher. Or les analyses sont formelles : le safran de Provence dépasse haut la main les critères de classement en Catégorie I( norme ISO 3632) qui évalue la concentration en crocine (couleur), picrocrocine (goût) et safranal (parfum).

60 000 bulbes sur 1 000m2 donnent 1500 grammes par an

"Comment lutter contre l'Iran, qui représente 90% de la production mondiale (estimée entre 90 et 200 tonnes par an) avec une main d'?uvre pratiquement gratuite", s'inquiète François Pillet, producteur dans le Vaucluse. François et Marie font figure de pionniers. Quand ils ont démarré en 2000, leur banquier a accueilli le projet avec circonspection. Il leur a fallu 4 ans avant de récolter un premier kilo, soit au prix du safran non transformé, autour de 30 000 euros . Mais la surface d'exploitation na pas grossi depuis. Pourtant, outre les terres (si possible ensoleillées et argileuses), le principal investissement repose sur l'achat de bulbe (à 1 euro l'unité). Sur l'exploitation de François Pillet, les 60 000 bulbes occupent 1 000 m2 et produisent environ 1 500 grammes par an. On ne peut pas gagner notre vie avec cette seule culture , prévient François Pillet. En plus dans la culture du safran, rien n'est mécanisable. Que ce soit la plantation des bulbes, l'entretien des terres, la récolte et le séchage ... tout se fait à la main. Son exploitation requiert donc 2 400 heurs de main d'?uvre - près de 7 h quotidiens dimanche compris. Toute nouvelle safranière à Barras, Guilène Cheron est une ressource précieuse pour l'association Safran Provence. Retraitée à 50 ans de l'Éducation nationale, la professeure de biologie met sa connaissance des qualités organoleptiques au service des autres adhérents. En octobre dernier, ses premiers 5 000 bulbes plantés ont donné... 25 grammes. Elle se donne 3 ans pour dégager un bénéfice, avec l'objectif de ne pas dépasser 500 g et de faire des produits dérivés qui apportent une nette plus value. Au-delà, "ça demande trop d'investissement physique".

Équation insoluble

Sur ce point, Rose-Marie Garcin, exploitante à Bayons, rejoint le calcul de Guilène. Elle a fait le choix d'en vivre mais très modestement. "Au-delà du kilo, on bascule dans un autre système, avec embauche de salariés et achat de terres pour assurer les nécessaires rotations". En 2006, Rose-Marie, aujourd'hui 33 ans, a quitté son poste de conseiller forestier à Montpellier pour reprendre la ferme de ses grands-parents. Elle se tourne vers le safran en raison de la petite taille du terrain. Elle obtient de bons rendements - pour l'instant 600 g sur 2000 m2 mais se heurte au foncier disponible.
Comme plupart des agriculteurs provençaux. Céline Ceccaldi, 31 ans, peut s'estimer heureuse. Ses restanques plein sud s'étirent sous le mont Garlaban (Bouches-du-Rhône). Malgré des débuts peu prometteurs en 2008, elle est l'une des rares à vivre uniquement de cette culture. Cette année, elle a vendu 6 000 ¬ de safran labellisé AB (200 g) et 9 000 ¬ en excédents de bulbes qui peuvent également être vendus. Pour être rentable, elle sait qu elle doit vendre 800 g de stigmates et 20 000 bulbes par an. Elle est parvenue à écouler toute sa récolte en 2011 et est assurée d'en faire autant en 2012.
Si l'offre actuelle ne comble pas la demande, si la rentabilité paraît assurée, l'investissement initial requis faible, le climat de l'Hexagone favorable à ces épices persanes, pour autant, tous concèdent qu'il est difficile d'en vivre. Aussi, François Pillet, architecte, et sa compagne Marie, fine cuisinière formée au Ritz, ont-ils cherché à développer une activité annexe, avec un projet d'agro-tourisme global incluant maison et table d'hôtes.

Repères

La production mondiale est estimée entre 90 et 200 tonnes par an, dont 90% par l?Iran. La plus grande part de la production mondiale, de l?ordre de 300 tonnes par an avec les poudres et stigmates, provient d?une large ceinture s?étendant de la mer Méditerranée jusqu?au Cachemire occidental. L?Iran domine le marché à 90% mais l?Espagne, l?Inde, la Grèce, l?Azerbaïdjan, le Maroc et l?Italie font partie des pays producteurs. Le prix élevé du safran s?explique par la difficulté d?extraction, qui s?effectue manuellement, d?un grand nombre de petits stigmates, seules parties de la fleur à posséder les propriétés aromatiques désirées. De plus, un très grand nombre de fleurs doivent être traités pour obtenir au final une quantité commerciale de safran. Le prix d?achat en grosse quantité de safran de qualité inférieure peut atteindre près de 500 USD par livre, mais au détail et pour de petites quantités, il excède près de dix fois cette somme. Dans les pays occidentaux, il revient approximativement à 1 550 ¬ le kg. Le prix élevé est cependant compensé par les petites quantités requises : quelques grammes suffisent pour les applications médicales et quelques fils par personne en cuisine (il y a entre 70 000 et 200 000 fils dans une livre).

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Marie-Amal Bizalion. Correspondante à Marseille. Meridien Mag

Sur le même sujet

  • 1

    Après un mois de grève, les salariés de Dumarey exhortent l'État à trouver un repreneur

  • 2

    Choose France : Boehringer Ingelheim investira un demi-milliard d'euros dans l'Hexagone

  • 3

    Défense : les industriels du Nord-Franche-Comté plaident pour accélérer le réarmement français

  • 4

    Énergie marine : la filière de l'hydrolien suspendue à un arrêté sur le prix de rachat de l'électricité