Il y a douze ans, la folie Para à Londres
Stéphane Colineau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L’Anglais David Weir, en tête du marathon paralympique à Londres en septembre 2012.
© LTD / Action Images / Matthew Childs Livepic
Stéphane Colineau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L’Anglais David Weir, en tête du marathon paralympique à Londres en septembre 2012.
© LTD / Action Images / Matthew Childs Livepic
Alors que la Paris La Défense Arena s'époumonait à en faire chavirer les nageurs pendant les JO, Sami El Gueddari a été rattrapé par ses souvenirs. Ceux des Jeux paralympiques de Londres il y a douze ans. Ceux de l'idole des bassins anglais, Ellie Simmonds, qui s'affichait en 4×3 en ville, dans les spots de pub à la télé et embrasait l'Aquatics Centre. « Cette folie qu'elle provoquait, c'était exactement celle qu'on a vécue avec Léon Marchand », compare le multiple champion de France des 50 et 100 mètres nage libre, cinquième de son 50 mètres paralympique cette année-là, et devenu depuis directeur sportif des équipes de France de para natation.
En cette fin d'été 2012, le niveau de décibels grimpe vite et haut pour encourager les para athlètes de Sa Majesté. Beaucoup leur sont devenus familiers. Les médias dressent leurs portraits depuis des mois. Mais les quelque 4 000 concurrents étrangers ont leur part. Parfois généreuse, comme à chacun des 251 records du monde battus ou des finales à suspense. « C'est la première fois de ma vie que j'entendais du bruit sous l'eau tellement les gens criaient fort », s'étonne encore le vainqueur du 100 mètres papillon, Charles Rozoy.
À lire également
Médaille d'or et accréditation en poche, le Français se rue vers d'autres sites de compétition. Tous affichent complet. Les 2,7 millions de billets mis en vente ont été écoulés. Un exploit inédit. « On était accueillis en héros, les gens voulaient leurs photos avec nous, rembobine-t-il. C'est la première fois de ma vie que je me suis senti connu et reconnu. » Le nageur avait entamé la récolte de médailles françaises (45).
Stéphane Colineau
Courbet, Rembrandt, Monet, De Vinci... Quand les artistes explorent l'art de l'autoportrait
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse