Dans les coulisses de la finale de la Coupe du monde, remportée logiquement par l’Espagne face à l’Argentine (1-0, ap).
Donald Trump n’aime pas l’Espagne, mais il aime les podiums, le strass et les paillettes. Alors le président américain s’est incrusté sur la photo de la levée de la Coupe du monde, après avoir été sifflé par une bonne partie des 80.000 spectateurs du MetLife Stadium à son entrée en compagnie de son ami Gianni Infantino, le patron de la Fifa. Cela restera dans l’Histoire, comme la bisht de Lionel Messi au Qatar, mais le président américain a eu le bon goût de ne pas s’éterniser.
Dans une enceinte qui s’est vite vidée, les nouveaux champions du monde ont célébré leur titre entre eux. Leur parade s’est conclue sur New York, New York de Frank Sinatra et Tony Bennett. Puis dans les coursives du stade où, fidèles à la tradition, ils sont sortis en passant devant les médias le trophée en main.
Un peu de calme après la furie qui a suivi le coup de sifflet final. Au moment où les Espagnols pouvaient exulter, les Argentins ont cherché le contact et les noises. Dans la ligné de leur match minimaliste et vicieux. Pendant que Lamine Yamal s’agenouillait pour profiter de la fulgurance du moment, le détestable Leandro Paredes envoyait une balayette à Eric García puis mettait au tapis Gavi. Ce qui lui a valu le carton rouge qu’il méritait depuis qu’il était rentré.
«Nous savons être grands dans la victoire, il faut aussi l’être dans la défaite. Aujourd’hui, nous montrons que nous savons perdre», a commenté le sélectionneur argentin Lionel Scaloni, qui a trop les yeux de l’amour pour ses joueurs pour se rendre compte de leur petitesse.
Discrétion en tribunes
Quatre ans après avoir célébré sans retenue au Qatar face aux Bleus, qui avaient été dignes, les Argentins ont goûté à l’amertume de la défaite en finale sans la moindre classe. Pendant que les Espagnols défilaient en attendant la remise du trophée, ils ont fait face à leurs supporters. Le dos tourné aux lauréats. Ils ont aussi pris soin de dribbler les médias, leur action collective la plus aboutie de la journée, sortant en file indienne au loin pendant que les officiels de la Fifa démontaient le podium sur lequel ils étaient supposés passer. Pourtant, ils n’avaient pas grand-chose à regretter tant ils ont raté leur finale et participé à en faire la plus laide depuis bien longtemps.
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