Jeux paralympiques : les enjeux du « match retour »
Damien Burnier
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Un 5 000 mètres masculin lors des épreuves de para athlétisme à Tokyo en 2021.
LTD / ATHIT PERAWONGMETHA/REUTERS
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Un 5 000 mètres masculin lors des épreuves de para athlétisme à Tokyo en 2021.
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Depuis sept ans qu'il préside aux destinées de Paris 2024, Tony Estanguet, diplômé de l'Essec, a eu le temps d'apprendre à tirer les ficelles du marketing. Il a encore visé juste avec ce concept de « match retour », employé fréquemment depuis son discours du 11 août, en clôture des JO. Constat unanime, le match aller s'est déroulé sans accroc. Charriant même un supplément de ferveur et du rab de sourires. L'esprit de fête va-t-il perdurer pour ces Jeux paralympiques, les premiers organisés en France ? Les idées reçues autour du handicap vont-elles s'effriter ?
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Vu d'ici, l'événement a toujours oscillé entre indifférence polie et méconnaissance totale. L'édition parisienne va reprendre « le même décor et les mêmes ingrédients » que sa devancière olympique, insiste Estanguet, qui sent le vent dans le dos et sait les indicateurs au vert. Même si la rentrée, tant scolaire que politique, pourrait vite modifier le fond de l'air. En attendant de pouvoir « souffler un bon coup le 8 septembre », le coup d'envoi officieux a été donné hier à Stoke Mandeville (Angleterre), berceau du mouvement paralympique, avec l'allumage de la flamme. Elle passera aujourd'hui sous la Manche, avant que 11 autres torches, symbolisant les jours de compétition, s'allument simultanément à travers le territoire. Jusqu'à converger vers Paris et sa vasque du jardin des Tuileries, mercredi.
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