CCI France : Jean Vaylet, les dessous d'un camouflet
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Quelques semaines seulement après sa réélection à la présidence de la chambre de commerce et d'industrie de Grenoble, Jean Vaylet, se voyait déjà dans le fauteuil de président de CCI France, l'établissement public (130 salariés) qui fédère l'ensemble des chambres de commerce et d'industrie de l'Hexagone. Le soutien de poids du président du Medef, Pierre Gattaz, n'aura pas suffi à le faire élire. Si bien que le scrutin du 6 février a fait figure de douche froide pour celui qui semblait pourtant s'être constitué un réseau de taille et confortable sur le territoire régional et national à l'aube de ses 70 ans.
Après avoir gravi les échelons du secteur privé, il a passé une majeure partie de sa carrière au sein de grands groupes du secteur de la microélectronique : directeur administratif et financier d'Efcis, essaimage du Léti, en 1972, PDG de Thomson TCS dans les années 1990, puis vice-président d'Atmel Corporation, chargé des programmes européens et des financements publics, Jean Vaylet a également assuré plusieurs mandats à la présidence d'associations professionnelles, comme le Syndicat des industries de la micro et nanoélectronique (Sitelesc) de 2005 à 2009, puis au Medef Isère jusqu'en janvier 2011. Il occupe toujours la vice-présidence de la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (FIEEC). Que s'est-il donc passé pour que l'homme trébuche sur la dernière marche alors qu'il avait des allures de favoris ?
Seul candidat lors des élections consulaires en novembre dernier, Jean Vaylet avait été réélu pour un second mandat à la tête d'une liste commune Medef-CPME à la CCI de Grenoble.
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Pour celui qui s'est toujours refusé à briguer tout strapontin politique, l'exercice s'annonçait donc périlleux lorsqu'il prend le poste en 2011. Pierre Streiff, président du Medef 38, atteste qu'au sein du microcosme grenoblois, "il n'est pas simple de mettre tout le monde d'accord avec les étiquettes politiques de nos élus. Mais ce sont des hommes de consensus". Fort de sa propre recette, il a pourtant réussi à tisser des liens avec des hommes de tous bords politiques. "Être diplomate et apporter des idées et des moyens tout en ayant une ligne directrice : c'est la meilleure méthode pour se faire respecter, car les imposer ne fonctionne jamais", soutient-il.
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