Les vignes sont désormais dégarnies et les raisins sont en cuves : le vignoble du Beaujolais (Rhône, Saône-et-Loire) termine ses vendanges, particulièrement précoces cette année. Et alors que les prévisions volumétriques étaient plutôt encourageantes, elles ont finalement été revues à la baisse dès les premiers ramassages : la production 2025 ne représente qu'environ 40 à 70% des capacités du vignoble de 12.000 hectares, contre 70 à 80% pour les années précédentes. Soit une perte de volume assez conséquente pour cette filière qui a peu à peu redoré son image et qui, contrairement à d'autres territoires, n'est pour l'heure pas en situation de surproduction.
Le territoire a en effet connu plusieurs épisodes climatiques défavorables cette année : tout d'abord avec des fleurs trop précoces au printemps, puis de fortes chaleurs en juin, avant une alternance entre humidité et épisode caniculaire cet été. En revanche, le millésime 2025 semble « de très bonne qualité » selon le syndicat professionnel Inter Beaujolais, les raisins étant très matures au moment de la cueillette. Ce qui laisse l'interprofession « optimiste » : « nous avons un excellent rapport qualité-prix et des vins frais, qui répondent aux attentes des consommateurs », souligne son président, Jean-Marc Lafont.