C'est un signal positif en ces temps troublés... Les éleveurs cantaliens sont très nombreux à avoir déposé des demandes d'aides dans le cadre du plan « Investir pour mon exploitation d'élevage », programmation du Feader (fonds européen agricole pour le développement rural) géré par la Région d'Auvergne-Rhône-Alpes.
« Cela signifie qu'il a toujours la volonté d'investir, d'évoluer sur l'exploitation, de faire mieux. Donc ça veut dire que, malgré tout, nos éleveurs croient en l'avenir », analyse Patrick Escure, président de la chambre d'agriculture du Cantal.
Ces éleveurs s'engagent, en effet, dans la rénovation ou la construction de bâtiments d'élevage, dans l'achat d'équipements, l'amélioration du stockage de l'eau... avec l'objectif d'améliorer leurs conditions de travail et le bien-être des animaux, mais aussi de s'adapter au changement climatique. Dans le Cantal, 510 dossiers ont été déposés depuis 2023, c'est 120 de plus que la Loire, deuxième département de la région à avoir le plus sollicité cette aide. Cela s'explique par le poids de l'élevage dans le département, le besoin de modernisation, mais aussi par la dynamique enclenchée ces dernières années.
« Alors que le cheptel bovin baisse partout en France, dans le Cantal, il se stabilise depuis 2020, voire il augmente. La fibre élevage n'a pas faibli », note Joël Piganiol, président de la FDSEA Cantal, premier syndicat agricole.
Et cet éleveur, installé à Sénezergues, de poursuivre : « Nous n'avons aussi pas beaucoup d'autres solutions. Nous ne pouvons pas faire de la grande culture au vu du relief et du potentiel agronomique de notre territoire ». L'agriculture reste l'activité économique numéro 1 du département.