Pourquoi Monbento tente le pari de la relocalisation
Françoise Sigot
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Il aura fallu de la patience et même de l'obstination, mais cette fois, les équipes de Monbento (spécialisé dans les arts de la table) sont parvenues à trouver un partenaire industriel en France. "C'était notre volonté dès la création de l'entreprise, mais nous n'aurions pas été en mesure de commercialiser nos produits à des coûts acceptables pour le public si nous avions fabriqué en France. Nous avons donc préféré attendre, et aujourd'hui, grâce notamment à l'augmentation de nos volumes, les industriels sont en mesure de nous proposer des solutions et des conditions financières satisfaisantes", retrace Emilie Creuzieux, fondatrice et dirigeante de Monbento dont le siège est à Clermont-Ferrand.
C'est donc dans l'Ain, plus précisément dans la vallée de la plasturgie que les modèles MB Original seront désormais fabriqués. "Nous ne dévoilons pas l'identité de notre partenaire industriel", précise Emilie Creuzieux, bien décidée à ne pas lever le voile sur les secrets de fabrication de sa marque créée en 2009.
Pour réussir le pari de la relocalisation, Monbento relève les prix des produits "made in France" de 10 %. Et pour l'heure, la prudence l'emporte.
Les premiers retours poussent toutefois la dirigeante à être confiante. "La production made in France est bien accueillie par nos partenaires commerciaux", note-t-elle.
Cet ancrage national devrait donc être de nature à dynamiser plus encore le développement des ventes de Monbento à l'international où la société clermontoise réalise plus de 70 % de son chiffre d'affaires. "Nous sommes présents dans plus de 60 pays via plus de 1 000 points de vente. Notre objectif est de nous renforcer en Europe, spécialement en Allemagne et en Grande-Bretagne, mais aussi aux Etats-Unis et en Chine", détaille Emile Creuzieux.
Françoise Sigot
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