Obut entreprend un tournant écologique majeur
Stéphanie Gallo Triouleyre
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La première ligne de production a été installée il y a un an, avec un brevet sur la technique de soudure laser. La seconde est en cours d'installation. Le leader mondial de la boule de pétanque (CA 2016 :18 millions d'euros ; 90 salariés ; RN : 800.000 euros), installé à Saint-Bonnet-le-Château dans la campagne ligérienne, vit une véritable mue technologique et écologique.
Désormais, plus aucune de ses deux millions de boules produites chaque année, ne contient de nickel ni de chrome. Elles sont toutes réalisées en acier inox ou en carbone. L'investissement est limité, moins de deux millions d'euros, mais l'évolution est majeure. Elle marque un tournant dans l'histoire de cette entreprise industrielle qui compte depuis l'arrivée de Romain, quatre générations de Souvignet à sa tête.
"Afin que nos boules ne rouillent pas, nous faisions jusqu'ici une finition avec du chrome et du nickel. Il s'agit d'une opération chimique qui nécessitait le respect d'un certain nombre de réglementations, la présence d'une station de traitement, et le contrôle de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, explique Pierre Souvignet. Désormais, nous brossons simplement l'inox".
Sans ces substances, Obut peut s'affranchir des normes contraignantes en la matière. "Nous avons transformé notre station de traitement des eaux en évapo-concentrateur. Cela nous permet de concentrer nos déchets de traitement organique. L'eau est réinjectée dans le système de production. Désormais, nous avons 0 rejet d'eau usée", se réjouit le dirigeant.
Plus onéreuse, cette technique était jusqu'ici réservée aux boules de compétition. Si l'évolution semble plaire aux acheteurs des boules loisirs d'Obut avec une accélération progressive des ventes, la PME doit néanmoins faire des efforts de productivité pour maintenir son prix de vente.
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"Nos boules loisirs sont concurrencées par des produits chinois. Si nous voulons rester dans la course, nous ne pouvons pas augmenter nos prix de plus de 3 ou 4 euros mais ce n'est pas suffisant pour compenser le coût de revient de ces nouvelles boules".
Stéphanie Gallo Triouleyre
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