Partenariats, rachat, IA : au Bourget, Spherea au cœur des enjeux stratégiques
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Ouverture en fanfare du salon : Spherea conclut un partenariat stratégique avec la PME bretonne Obsam, spécialiste de la gestion d'obsolescence, notamment dans les domaines de la défense et de l'énergie (centrales nucléaires, équipements militaires). D'une durée de quatre ans, cet accord réciproque couvre la veille d'obsolescence des systèmes et équipements complexes à longue durée de vie ainsi que l'approvisionnement de pièces stratégiques.
« Par cet accord, nous nous engageons aussi à développer un nouveau modèle communautaire autour de la gestion de l'obsolescence dans lequel chaque contributeur trouvera son retour sur investissement notamment autour de la nouvelle plateforme « Ostral » développée par Obsam. C'est d'une certaine manière notre contribution à la souveraineté Française», indique Vincent Bronet, directeur général de Spherea.
« C'est du gagnant-gagnant, renchérit Mélanie Louviaux, directrice de la communication du groupe Spherea, Obsam est capable de trouver des pièces stratégiques de Mirage 2000 ou d'Alphajet qui ne sont plus fabriquées. En contrepartie, si un industriel les sollicite pour de la veille d'obsolescence, associée à une pérennisation d'un système dont la typologie de matériel fait partie du savoir-faire Spherea (clonage, rétrofit, redesigne), Obsam passe par nous ».
Le partenariat vise à soutenir sur le très long terme les secteurs stratégiques que sont la défense et l'énergie pour surveiller et traiter l'obsolescence technologique, anticiper les futures péremptions en proposant les dernières solutions disponibles sur le marché.
Dans le même temps, Spherea a annoncé l'acquisition d'une filiale du groupe Konrad aux Etats-Unis, qui lui ouvre une porte dans la défense américaine. Installée dans le Michigan, Konrad Technologies US est un acteur de premier plan dans la fourniture d'équipements de test automatique et d'activités d'intégration de moyens de tests, principalement dans la défense, l'automobile et le médical.
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L'ETI française de 750 salariés est déjà implantée dans six autres pays (outre la France et les Etats-Unis : Allemagne, Royaume-Uni, Chine et Inde). Cette intégration apporte aussi à Spherea « une force d'une soixantaine de collaborateurs, 20 millions de chiffre d'affaires : les États-Unis deviennent le deuxième pays important après la France », indique Patrice Bélie, le PDG de Spherea.
Née en 2014 d'une spin-off d'Airbus, Spherea a également dévoilé son dernier-né : le banc de test automatique Atec Atmos® fondé sur un cœur avionique. Doté d'une architecture modulaire, cette plateforme assure une compatibilité avec les matériels et les logiciels des clients afin d'optimiser la production et la maintenance aéronautique. Plus compact que ses prédécesseurs, il se distingue également par un coût réduit.
Bien que le banc Atmos ne repose pas sur l'intelligence artificielle, Spherea explore activement son potentiel pour améliorer l'expérience client. Comme l'explique Patrice Bélie, l'IA pourrait à terme « faciliter la vie des clients, en accélérant la mise en place des tests, en scannant l'ensemble de la bibliothèque de Spherea pour trouver la data dont on a besoin au bon moment ». Cette stratégie d'expansion est l'expression de la volonté de Spherea à s'adapter à l'internationalisation de la supply chain aéronautique, tout en poursuivant une politique d'innovation dynamique.
Avec un chiffre d'affaires de 134 millions d'euros en 2024 et une croissance à deux chiffres, Spherea poursuit une politique de recrutement ambitieuse.
« Le recrutement, tout comme nos politiques de formation et de qualité de vie au travail, nous permettent d'assumer cette forte croissance », confie Patrice Bélie.
Une centaine de postes a été pourvue en 2024, et autant sont prévus pour 2025, dont 60 à 75 en France. Le salon du Bourget a été une opportunité : lors du week-end grand public, dans le cadre de l'opération « L'Aéro recrute » du GIFAS et du collectif « Elles bougent », plus de 100 candidat(e)s se sont présentés. Résultat : 50 CV jugés pertinents ont été retenus et des entretiens sont déjà en cours.
L'édition 2025 du Bourget a offert une évolution dans les visites du stand : beaucoup moins de politiques mais beaucoup plus de hauts responsables et d'officiers généraux ! Si le contre-amiral David Desfougères, sous-chef Plans-Programme quittant à l'État-major de la Marine et nouvel ALAVIA, a échangé sur les enjeux du soutien aéronautique d'un porte-avion à la mer, l'IGA Philippe Koffi s'est intéressé à l'impact de l'IA sur l'architecture système et son test, enfin le directeur de la DMAé, Marc Howyan, a quant à lui abordé les questions de maintien de condition opérationnelle « en tant que service » ou encore le futur de la testabilité de bout en bout.
L'ETI toulousaine se déploie avec rigueur et méthode.
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